Le niveau de liquidité continue de chuter dans les banques et établissements financiers en Algérie, dans ce contexte marqué par la crise économique et la pandémie de Covid-19. En effet, malgré une légère amélioration par rapport aux dernies chiffres annoncés par la Banque centrale, la liquidité globale des banques algériennes s'est établie à 681,71 milliards de dinars.

Ce chiffre reflète la situation mensuelle de la Banque d’Algérie au 31 janvier 2021, publiée au dernier journal officiel no. 62 datant du 15 août 2021. La banque centrale a indiqué que la liquidité globale des banques algériennes a baissé à 612 milliards de dinars en novembre dernier.

Ces chiffres confirment la mauvaise situation du secteur bancaire en Algérie. Le niveau des liquidités bancaires est passée de 1108 milliards de dinars en décembre 2019 à 771 milliards dinars en juin 2020, pour dégringoler à 476 milliards en septembre de la même année. Elle était à 583 milliards dinars en octobre 2020.

Le niveau de liquidités bancaires était passé de 494 milliards de dinars en octobre 2017 et à 530 milliards dinars en septembre de la même année, alors qu’il était de 1403 milliards dinars en janvier 2019 et 1108 milliards de dinars en décembre de la même année. Cette contraction de la liquidité bancaire risque de mettre en péril les programmes d'investissement des entreprises publiques et privées.

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La banque d'Algérie reste optimiste

Par ailleurs, la Banque d'Algérie reste optimiste quant à sa situation financière. Elle précise que ses niveaux de solvabilité établis au regard des indicateurs de solidité financière sont « largement supérieurs aux minimas réglementaires exigés », à savoir au moins 7 % pour le coefficient des fonds propres de base et 9,5 % pour le coefficient de solvabilité, calculé sur la base des fonds propres réglementaires.

Il faut aussi rappeler que déjà en 2020, le taux de réserve obligatoire a été révisé de 8 % à 6 % alors que le seuil de refinancement, par la Banque d’Algérie, des titres publics négociables a été relevé. Cette démarche avait pour objectif de minimiser le poids de la crise économique. L'institution avait expliqué  que « ces décisions ont comme objectif primordial de dégager de nouvelles ressources de financement pour l’économie nationale à même d’atténuer le double impact du Covid-19 et la baisse des prix des hydrocarbures sur la croissance ».