L'ancien gendarme algérien Mohamed Abdallah a été extradé en Algérie ce dimanche 22 août 2021, à en croire plusieurs sources médiatiques qui ont relayé l'information. Arrêté en Espagne, le gendarme déserteur a été rapatrié à bord d'un navire assurant la navette Almeria - Ghazaouet, en compagnie d'une trentaine de Harragas algériens, indique-t-on.

Un bateau avec à son bord 30 personnes ayant tenté une immigration clandestine en Europe a accosté dans la matinée de ce dimanche 22 août 2021 au niveau du port de Ghazaouet, à l'ouest de l'Algérie. Des sources médiatiques concordantes affirment que parmi les personnes rapatriées se trouvait des individus recherchés par la justice algérienne, dont l'ancien gendarme algérien Mohamed Abdallah.

Établi en Espagne depuis 2018, le gendarme a été arrêté par les services de sécurité espagnole le 12 août dernier. Il a été mis en détention dans un centre de rétention à Barcelone. Son avocat avait alors fait appel de la décision d'extradition ainsi que du refus de la demande d'asile politique. Un appel qui a été rejeté.

Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui  le 22 mars 2021 par le procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Raïs. Il est accusé par les autorités algériennes notamment d'appartenir à un groupe terroriste. Le sergent-chef de la gendarmerie, qui est déserteur, appartient au mouvement Rachad. Il a d'ailleurs a ouvert une chaîne YouTube, et il a été très actif sur les réseaux sociaux, notamment pendant le Hirak. Selon certaines sources, Mohamed Abdallah serait très proche de Larbi Zitout, chef de file du mouvement islamiste.

À lire aussi :  Le Maroc a humilié l'Espagne, selon un ancien premier ministre espagnol

L'Espagne a accepté d'extrader Mohamed Abdallah

La presse espagnol a rapporté samedi 21 août que les autorités de leur pays ont décidé de répondre favorablement à la demande de l'Algérie d'extrader cet ancien ancien. L'Espagne est donc passée à l'acte de dimanche.

Pour rappel, Mohamed Abdallah fait partie d'un groupe de 4 personnes visé par un mandat d’arrêt émis en mars dernier. Il s'agit de Zitout Mohamed Larbi, Aboud Hichem et Boukhors Amir (dit Amir DZ). Les quatre mis en cause sont poursuivis dans une « affaire pénale d’atteinte à l’ordre public et la sécurité et la stabilité du pays », a indiqué, en mars dernier, le communiqué du procureur du tribunal de Bir Mourad Rais à Alger.