L'Algérie a annoncé, le 24 août, la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc voisin, après des mois de tensions exacerbées entre ces deux pays du Maghreb aux relations traditionnellement difficiles, notamment sur l'épineux dossier du Sahara occidental.

Une décision qui a suscité ce mercredi 25 août la réaction des autorités françaises, qui ont appelé, par le biais du ministère des Affaires étrangères, les deux pays voisins à revenir à une logique de « dialogue » dans l'intérêt de la « stabilité » au Maghreb.

La France appelle l’Algérie et le Maroc au dialogue

« La France reste naturellement attachée à l'approfondissement des liens et au dialogue entre les pays de la région, pour en consolider la stabilité et la prospérité », a déclaré le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué. « L'Algérie et le Maroc sont deux pays amis et deux partenaires essentiels de la France », a-t-il également ajouté.

La France, ex-puissance coloniale, ménage en permanence ces deux partenaires clés, un jeu d'équilibre compliqué dans lequel elle se retrouve régulièrement accusée de parti pris.

Le Maroc qualifie la décision algérienne de « complètement injustifiée »

Alger a rompu ses relations diplomatiques avec Rabat, accusant notamment le Maroc d'« actions hostiles ». Le Royaume a réagi, affirmant qu'il prend note et regrette cette décision « attendue » de l'Algérie.

Le département des Affaires étrangères marocain a indiqué dans un communiqué que « le Maroc regrette cette décision complètement injustifiée ». Il affirme que cette décision n'est pas une surprise et que, pour le Maroc, elle est « attendue – au regard de la logique d'escalade constatée ces dernières semaines – ainsi que son impact sur le peuple algérien ».