Parti passer quelques jours de vacances en Corse, un jeune Algérien de 20 ans a failli perdre la vie. C’est ce qu’a rapporté le média français Le Parisien dans son édition du 29 août. Aujourd’hui, sa famille réclame que justice soit faite « nous venons d’Algérie, nous avons connu la décennie noire. Nous sommes venus dans un pays où il y a une justice. Nous ne voulons pas laisser passer ça ».

D’origine algérienne, la famille a accepté de revenir sur ce douloureux souvenir qui remonte à la nuit du 15 au 16 juillet dernier. Ça faisait treize jours que la famille, qui vit dans le Val-d’Oise, était arrivée en Corse. La soirée du 15 juillet, le jeune homme de 20 ans et sa sœur de 16 ans sortent avec un groupe d’amis pour assister à la fête du village de Balogna, situé dans les montagnes de Corse-du-Sud, à 60 km d’Ajaccio.

La situation a commencé à dégénérer vers 23 h 30, après qu’une altercation a eu lieu entre les vacanciers et un participant à cette fête. La tension est vite montée, et les touristes sont sommés de quitter les lieux. Ce qu’ils ont fait voulant éviter les problèmes. Ils sont néanmoins suivis par un groupe d’une dizaine de personnes.

Le jeune algérien tabassé devant sa sœur

L’un des assaillants se dirige alors vers le jeune algérien de 20 ans et lui assène un violent coup de poing au visage qui le fait tomber par terre. « L’un d’eux a voulu m’écraser la tête, je l’ai enlevée au bon moment », a raconté la victime qui a été rouée de coups au sol, sous les yeux de sa sœur de 16 ans. « Elle ne peut plus en parler », a confié la mère de l’adolescente, cette dernière a été témoin de ce déchaînement de violence et s’est murée dans le silence pendant une semaine.

De retour au Val-d’Oise, la famille a décidé de déposer plainte à la brigade de gendarmerie de Fosses. La victime s’est vue délivrer une incapacité totale de travail (ITT) de quinze jours suite à une fracture du nez et une autre du plancher orbital. « On a failli le perdre », affirme la mère de la victime.

La famille algérienne veut que justice soit faite

« On m’avait dit, tu verras, il y a toujours un prétexte pour se bagarrer », a indiqué le jeune algérien. Il affirme que ce qu’il craignait le plus c’est que l’un des agresseurs soit armé. « Je me suis dit, à tout moment, il y en a un qui peut sortir une arme et me tirer dans le dos », a-t-il raconté.

Désormais, la famille de la victime veut que justice soit faite dans cette affaire. « Nous venons d’Algérie, nous avons connu la décennie noire. Nous sommes venus dans un pays où il y a une justice. Nous ne voulons pas laisser passer ça », a souligné la mère. Le parquet d’Ajaccio a reçu tous les éléments de cette affaire et une enquête préliminaire est déjà en cours.