Le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune a créé 7 postes d’envoyés spéciaux qui travailleront sous l’autorité du ministre des Affaires étrangères. Ce nouveau déploiement diplomatique vise à affûter les outils de la diplomatie algérienne.

Ce sont 7 axes qui sont concernés par cette nouvelle donne. Chaque diplomate désigné comme envoyé spécial aura un champ d’action spécifique. Et chacun agira sur son terrain de prédilection avec l’objectif de défendre les intérêts de l’Algérie et de donner à la diplomatie algérienne l’efficacité nécessaire à l’action internationale qui lui est assignée.

Le dossier du Sahara occidental confié à Amar Belani

Selon la présidence de la République, c’est Amar Belani, actuel ambassadeur de l’Algérie à l’ONU qui s’occupera des dossiers traitant du Sahara occidental et des pays du Maghreb. Pour les Marocains, cela peut ne pas être une bonne nouvelle, du moment où le diplomate algérien, qui a occupé le poste de porte-parole du MAE et ambassadeur d’Algérie à Bruxelles et auprès de l’Union européenne, n’a jamais été tendre avec le Royaume marocain.

Une envoyée spéciale chargée de la diaspora algérienne

Abdelmadjid Tebboune a également nommé Taous Haddadi-Djellouli pour prendre en charge le volet lié à la communauté nationale établie à l’étranger. Il s’agit aussi de Ahmed Benyamina, nommé envoyé spécial en charge des questions de sécurité internationale, et de Boudjemaa Delmi, qui s’occupera des questions africaines, notamment de l’espace sahélo-saharien. L’ex-ministre des finances Abdelkrim Harchaoui sera chargé de la diplomatie économique.

Enfin, parmi les envoyés spéciaux qui agiront sous la houlette de Ramtane Lamamra, on trouve aussi Noureddine Aouam, qui s’occupera du dossier des pays arabes. Tebboune a également nommé Leila Zerrougui pour prendre en charge le dossier des grands partenariats internationaux.