Extradé récemment vers la France depuis Dubaï, où il s’était réfugié après plusieurs années de cavale, Moufide Bouchibi, alias « Mouf », un franco-algérien présenté comme l’un des plus gros trafiquants de drogue en France, a été condamné ce jeudi 9 septembre par le tribunal de Bordeaux.

Considéré comme l’un des plus importants trafiquants de drogue français, Moufide Bouchibi, un Franco-Algérien âgé de 41 ans, a été condamné, ce jeudi 9 septembre à Bordeaux, à 16 ans de prison pour une série de « go fast » en 2011 portant sur plusieurs tonnes de cannabis, a indiqué l’AFP.

Le franco-algérien « Mouf » condamné à 16 ans de prison ferme

Le tribunal correctionnel de Bordeaux a assorti cette peine d’une période de sûreté des deux tiers, d’une amende de 4 millions d’euros et d’une amende douanière de 2 millions d’euros. À l’audience, la semaine dernière, le représentant du ministère public avait requis 18 ans de prison contre le Franco-Algérien Moufide Bouchibi, qui avait été condamné en son absence en 2015 par ce même tribunal à 20 ans de prison et à 1 million d’euros d’amende, lors d’un premier procès.

Son interpellation en mars à Dubaï, après neuf ans de cavale, puis son transfert en France, que la défense a toujours dénoncé comme une « extradition déguisée », avait débouché sur ce nouveau procès à Bordeaux, marqué par une guerre procédurale, avec des demandes de nullité de la part de la défense.

La défense du Franco-Algérien « Mouf » a demandé la relaxe

L’un des avocats de Mouf, Me Thomas Bidnic, avait demandé aux juges « de constater qu’en l’absence d’extradition, il ne peut être jugé ». À défaut d’une annulation de procédure, il avait demandé la relaxe, les invitant à résister à la « pression manifeste du ministère public ».

« C’est une violation systématique non seulement des textes mais aussi des principes d’un état de droit. Ce jugement n’a aucune rigueur. Mon client était condamné d’avance et la démonstration vient d’en être faite », a réagi Me Bidnic, qui a affirmé son intention de faire appel.