Le cours du pétrole poursuit sa hausse sur le marché mondial. Le prix du baril du Brent, référence du pétrole algérien, a atteint à la clôture de séance du 24 septembre à Londres son plus haut niveau depuis 3 ans.

Les cours du pétrole ont clôturé en hausse pour la 4e séance d’affilée vendredi 24 septembre, le Brent atteignant même un plus haut en près de 3 ans, dans un marché où l’offre va rester durablement insuffisante et la demande est en hausse.

Le prix du pétrole a atteint son plus haut niveau depuis octobre 2018

Le baril de Brent de la mer du Nord a terminé à 78,09 dollars vendredi 24 septembre, à Londres, en hausse de 1,0 8% ou 84 cents par rapport à la clôture du jeudi 23 septembre. C’est son plus haut niveau en clôture depuis le 22 octobre 2018. À New York, le baril de WTI américain a lui aussi progressé, de 0,92 % ou 68 cents, pour finir à 73,98 dollars US.

Cours du pétrole (Brent) de 2018 à 2021 (Source : Boursorama)

Cours du pétrole (Brent) de 2018 à 2021 (Source : Boursorama)

La baisse des stocks américains a boosté le prix de l’or noir

Selon les spécialistes, cette hausse des prix du pétrole est la conséquence de la perturbation de la production américaine. Dans le Golfe du Mexique, quelque 31 plateformes pétrolières étaient encore privées de personnel, après les évacuations massives avant le passage de l’ouragan Ida, il y a quatre semaines. « Le fait de voir les stocks (de brut américain) baisser de plus en plus fait penser aux gens que le marché va rester tendu au moins encore quelque temps », explique Michael Lynch, président du cabinet Strategic Energy & Economic Research (SEER).

Selon l’analyste Louise Dickson, du cabinet Rystad Energy, les perturbations liées à Ida devraient priver le marché de 300 000 barils par jour entre fin août et décembre, puis entre 120 000 et 125 000 au premier trimestre 2022, soit près de 50 millions de barils au total.

Quant à la demande, elle ne montre pas de signe de fléchissement, avec la hausse des importations de brut en Inde, l’amélioration de la situation sanitaire en Europe et la levée, par les États-Unis, des restrictions à l’entrée sur le territoire américain, qui devraient relancer les voyages et la demande en carburant des compagnies aériennes.