Un jeune Algérien a été condamné, cette semaine, à 4 mois de prison pour divers délits mineurs qu’il aurait commis les 4 et 5 octobre. Un fait divers qui a secoué la ville de Clermont-Ferrand, dans le département du Puy-du-Dôme. Selon le journal français La Montagne, l’Algérien est âgé de 18 ans, alors qu’il se présentait comme un « mineur étranger isolé ».

En effet, selon la même source, le jeune Algérien, originaire de Annaba, dans l’est de l’Algérie, a été placé sous mandat de dépôt et aussitôt condamné. Il a tenté de se faire passer pour un mineur isolé étranger né en 2005, mais un examen osseux a permis de découvrir qu’il était né en 2003, donc majeur susceptible d’être jugé comme tel.

La police a commencé à s’intéresser à son âge quand il a donné des identités à géométrie variable. Arrivé clandestinement en France, ce sont ses déclarations incohérentes qui ont réveillé les soupçons des enquêteurs, notamment sur son âge et son origine.

Le jeune prévenu a été interpellé le 5 octobre au soir, non loin du palais de justice de Clermont-Ferrand. Il était en train de violenter une jeune femme, qui présentait ensuite une plaie saignante à la tête. Il a affirmé à la police qu’il ne la violentait pas, mais qu’il la tenait dans ses bras. Pour expliquer la plaie, il a dit que la jeune femme, « sa petite amie depuis 10 jours », aurait heurté la vitrine d’un salon de thé. Elle a refusé de déposer plainte, ni même de faire constater ses blessures par un médecin légiste.

En fait, en enquêtant sur cet Algérien, les policiers clermontois l’ont relié à deux autres affaires datées du même jour et de la veille : une tentative de vol à la roulotte (vol dans une voiture) et le recel d’un ordinateur portable, volé dans un autre véhicule. L’Algérien a nié les faits qui lui étaient reprochés, mais cela ne l’a pas sauvé de la prison.
« La série très diversifiée de faits qui lui sont reprochés témoigne de sa situation d’errance, qui l’a conduit à Marseille, Paris, et maintenant à Clermont-Ferrand », a affirmé Anne-Claire Garraud, procureur de la République, qui n’a pas manqué de préciser qu’elle n’avait aucun doute sur la culpabilité, l’âge et l’identité du jeune Algérien. C’est ce qui l’a amenée à requérir 8 mois de prison contre le prévenu.