Face à la monté de l'islamisme radical en France, les autorités ont décidé de passer à l’action en durcissant les lois et surtout en procédant à la dissolution pure et simple de nombreuses structures et associations.

A l'approche de la présidentielle d'avril 2022, le débat en France se cristallise essentiellement sur les questions de l'immigration, l’insécurité et l’islamisme. Un fait qui n’échappe pas au gouvernement actuel, qui multiplie les annonces et les décisions sur ces questions, considérées comme le cheval de bataille de la droite en vue de la prochaine présidentielle.

Gerald Darmanin annonce la dissolution de 7 associations musulmanes

En effet, le ministre de l'Intérieur, Gerald Darmanin, a annoncé, ce mardi 26 octobre, que plusieurs associations et lieux de culte musulmans seraient fermés d'ici fin 2022 en raison d'une pratique d'un islamisme radical, rapporte l'AFP.

Ainsi donc, après la dissolution le 19 octobre dernier de la Coordination contre le racisme et l'islamophobie qui, selon le ministre français de l'Intérieur, appelait « à la haine, à la violence et à la discrimination », celui-ci a annoncé, ce 26 octobre, que « sept nouvelles structures seraient dissoutes d’ici à la fin de l'année » en Conseil des ministres.

92 lieux de culte musulman soupçonnés de séparatisme en France

Gerald Darmanin s'est félicité, ce mardi en conférence de presse, de la fermeture pour 6 mois de la mosquée d'Allonnes pour «pratique radicale de l'islam», signifiée par le préfet de la Sarthe.

« 13 associations diffusant l’idéologie islamiste ont été dissoutes depuis 2017, soit trois fois plus que les gouvernements précédents. Ces dernières semaines, la maison d’édition Nawa et la Coordination contre le racisme et l’islamophobie ont ainsi été dissoutes », ajoute le ministre de l'Intérieur.

Gerald Darmanin a révélé également que « sur les 2500 lieux de culte islamique répertoriés en France, 92 étaient contrôlés car soupçonnés de séparatisme. Sur ces 92 lieux, 21, ont été fermés », indique-t-il.