Emmanuel Macron a invité son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune pour assister à la Conférence internationale sur la Libye, programmée le vendredi 12 novembre à Paris.

En effet, le président Emmanuel Macron a invité le président algérien Abdelmadjid Tebboune à assister à la Conférence de Paris sur la Libye. « Le président Tebboune a bien entendu été invité par le président de la République à participer à la Conférence internationale pour la Libye organisée à Paris le 12 novembre prochain », a affirmé le mardi 9 novembre Patrick Durel, le Conseiller Afrique du Nord et Moyen-Orient du président français en réponse à un journaliste lors d'un briefing.

Il est vrai que la tenue de cette Conférence internationale sur la Libye intervient à un moment où les relations entre l'Algérie et la France ne sont pas au beau fixe. Et tout le monde s'interrogeait sur l'intention du président Macron d'inviter Abdelmadjid Tebboune à cette rencontre cruciale pour le voisin libyen de l'Algérie. Voilà ce qui est fait puisque l'invitation est confirmé par un proche d'Emmanuel Macron.

Le Conseiller du président français a même évoqué l'important rôle de l'Algérie dans le dossier libyen en particulier et dans la région en général. « L’Algérie est un acteur majeur dans la région », a en effet ajouté Patrick Durel lors de la même rencontre avec la presse, expliquant que Macron « souhaite » la participation d'Abdelmadjid Tebboune.

Il importe de relever que Paris a donné des signaux pour une amélioration des relations algéro-françaises qui se sont détériorées depuis que Macron a critiqué la nature du régime algérien et l'a accusé d'instrumentaliser la mémoire entre les deux pays. Et depuis qu'il a remis en cause l'existence de l'Algérie avant l'occupation française. Des déclarations qui ont provoqué des réactions hostiles, y compris en France.

Les signaux donnés par l'Élysée pourraient réchauffer les relations et permettre la participation de Tebboune à la Conférence de Paris sur la Libye. « Le président de la République regrette les polémiques et les malentendus engendrés par les propos rapportés », avait indiqué le même Conseiller de Macron, précisant que le président français « a le plus grand respect pour la nation algérienne, pour son histoire et pour la souveraineté de l'Algérie ». Emmanuel Macron veut aujourd'hui bâtir des relations bilatérales au bénéfice des deux peuples, a-t-il ajouté.