Les passagers d'un bus de la ville de Montpellier, dans le sud de la France, ont été surpris de voir monter un homme et une femme ensanglantés. Il s'agit d'un Algérien de 27 ans qui se présentait comme un Tunisien de 18 ans. Il venait d'avoir une violente dispute conjugale à l'arme blanche avec sa femme.

En effet, le jeune homme saignait des membres inférieurs alors que la jeune femme portait des traces de coups au visage et saignait au niveau des bras. Les passagers ébahis du bus de la ligne 6 de Montpellier ont aussitôt donné l'alerte. Les sapeurs-pompiers sont intervenus au niveau de l'arrêt du Château d'O, ils ont allongé le jeune présentant des coups de couteau à l'entrejambe.

Selon le journal français Le Midi Libre, l'homme se disait Tunisien âgé de 18 ans, présentait des plaies superficielles. Les sapeurs-pompiers ont cependant jugé nécessaire de l'évacuer vers le service des urgences de l'hôpital de la ville. Dès l'ouverture de l'enquête par la police, il s'est avéré qu'il s'agissait d'une dispute conjugale et que les blessures du jeune homme étaient l'œuvre de sa femme. Alors que les passagers du bus pensaient tous que le jeune couple avait fait l'objet d'agression quelque part en ville. La jeune femme, âgée de 20 ans, a reconnu avoir porté des coups de couteau à son conjoint, mais elle n'a pas manqué de préciser qu'elle avait agi en légitime défense.

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L'Algérien se faisait passer pour un Tunisien de 18 ans

Elle a aussi fait savoir aux enquêteurs que son compagnon la battait régulièrement. Et qu'à l'occasion de cette énième dispute, il était tellement violent qu'il avait pris un couteau de cuisine pour s'en prendre à elle. Les policiers, qui ont perquisitionné à leur domicile, ont trouvé les deux couteaux utilisés dans la dispute. Ils ont également trouvé le passeport du jeune qui leur a permis de découvrir qu'il n'était pas un Tunisien de 18 ans, mais un Algérien de 27 ans.

Présentés dans le cadre d'une comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de la ville côtière de Montpellier, les deux accusés ont été condamnés ; la jeune femme à six mois de prison sans mandat de dépôt pour violences avec arme, et le jeune algérien à cinq mois de prison ferme avec placement en détention pour violences habituelles et violences à arme.