L'ancien ministre de l'Énergie Chakib Khelil comparaîtra devant le tribunal de Sidi M'hamed, à Alger, pour diverses charges retenues contre lui. Dans ce dossier, plusieurs cadres de la société nationale des hydrocarbures, Sonatrach, sont également poursuivis, notamment son ex-PDG Mohamed Meziane et son adjoint Abdelhafid Feghouli.

En effet, le pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M'hamed a fixé le procès de l'ancien ministre de l'Énergie au 20 décembre prochain. Les prévenus dans ce dossier sont poursuivis pour des faits de corruption dans l'affaire de la réalisation du complexe gazier d'Arzew, dans la wilaya d'Oran.

Chakib Khelil, qui était très proche de l'ex-président déchu Abdelaziz Bouteflika, n'est pas le seul prévenu dans ce dossier. Plusieurs cadres du groupe Sonatrach sont poursuivis dans le même dossier, notamment son ex-Président-directeur général (PDG) Mohamed Meziane et son adjoint Abdelhafid Feghouli. De même que des firmes étrangères activant dans le secteur de l'énergie, comme celles qui ont bénéficié de contrats juteux conclus sans respect de la réglementation.

En fait, les prévenus sont exactement poursuivis pour octroi de privilèges injustifiés et conclusion de contrats, d'accords, de marchés et d'avenants en violation des dispositions législatives et réglementaires. C'est le Trésor public et le groupe Sonatrach qui se sont constitués parties civiles dans cette affaire dont l'audition a été « boudée » par Chakib Khelil, considéré en fuite puisqu'il n'a pas répondu aux convocations du parquet, lui qui se trouve aux États-Unis.

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Il faut dire que ce n'est pas le premier souci de Chakib Khelil avec la justice algérienne. Il a été impliqué à, au moins, à deux reprises dans de grosses affaires de corruption, notamment celles appelées communément « Affaire Sonatrach » et « Affaire Sonatrach II ». Le procureur général, Belkacem Zeghmati, devenu ensuite ministre de la Justice, avait même émis un mandat d'arrêt international contre l'ex-ministre de l'Énergie. Mais, toutes les accusations seront balayées d'un revers de la main suite à une intervention de son ami Abdelaziz Bouteflika, qui a limogé Zeghmati et innocenté Chakib Khelil. Maintenant que Abdelaziz Bouteflika n'est plus au pouvoir et même de ce monde, que fera Chakib Khelil pour se défendre ? Va-t-il rentrer en Algérie pour faire face à ses accusateurs ?