Un tweet sur la célébration des Algériens aux Champs-Élysée après la victoire de leur équipe en Coupe arabe de la FIFA 2021 fait polémique. Le message émane du porte parole du Syndicat des commissaires de police (SICP) qui a usé d'un langage cru envers les manifestants. Selon le journal Le Parisien, qui a rapporté l'information le lundi 20 décembre 2021, deux avocats ont adressé une lettre au parquet de Paris.

Ce tweet a été publié au lendemain du match de l'équipe d'Algérie face au Maroc, disputé le 11 décembre et emporté par les Verts à la suite d'une série des tirs aux buts. L'on se rappelle que des centaines d'Algériens ont envahit les Champs-Élysées après la qualification en finale.

Les Algériens avaient fait la fête jusqu'à une heure tardive de cette nuit. Des heurts ont par ailleurs été enregistrés entre ces supporteurs et des agents de l'ordre qui étaient intervenus pour tenter de disperser la foule.

Dès le lendemain, des messages de condamnations et de dénonciations commençaient à affluer sur les réseaux sociaux. La présidente du Rassemblement national et candidate à la prochaine élection présidentielle, Marine Le Pen, a été parmi les premiers à réagir en tenant des propos virulents envers les Algériens.

« Hier, des supporters algériens ont à nouveau tout cassé et agressé les forces de l’ordre sur les Champs-Élysées, au motif de la victoire de leur équipe. Dans 4 mois ce sera la fin de l’impunité, qu’ils en soient bien conscients ! » a t-elle en effet écrit dans un tweet.

Il faut dire que la réaction de Marine Le Pen n'a pas surpris les Algériens, dans la mesure où celle-ci est connue pour sur ses positions envers l'immigration et la communauté algérienne établie en France.

« Des supporters algériens ? Non ! Des voyous des cités ! »

Le message qui a fait des vague en France reste cependant celui émanant du porte parole du Syndicat des commissaires de police, publié le même jour. « Des supporters algériens  ? Non ! Des voyous des cités ! Ils agressent nos collègues. Ils ont la violence dans leur ADN. Ils ne respectent rien : ni l’uniforme, ni la France qui leur a tout donné », avait écrit ce policier répondant au nom de Matthieu Valet. Ces propos ont suscité une vive polémique en France et deux avocats ont adressé une lettre au parquet de Paris pour dénoncer cette sortie.