Après une longue accalmie et un relatif apaisement dans les relations entre le Maroc et l'Espagne, une nouvelle brouille est apparue. En effet, les accusations du Maroc pour « absence de respect des protocoles sanitaires » ont fait réagir l'Espagne. Ces accusations du ministre marocain de la Santé sont venues justifier le choix du Portugal au lieu de l'Espagne pour les vols de rapatriement à partir de l'Europe.

Ainsi, les déclarations du ministre marocain de la Santé le 20 décembre ont envenimé les relations avec l'Espagne. Ce ministre a expliqué que le choix du Portugal pour les voles de rapatriement « s’explique par l’absence de garanties tangibles concernant le respect des mesures déjà prises, dont le contrôle du pass vaccinal et de l’état de santé des passagers, selon une approche ferme, appropriée et en conformité avec les recommandations et règles internationalement reconnues » par les autorités espagnoles.

Il avait ajouté que « les autorités espagnoles compétentes sont loin d’assurer une action rigoureuse de contrôle de l’état de santé des passagers lors de l’embarquement des passagers aux aéroports» ce qui  représente «un danger pour la santé des citoyens marocains ».

Le gouvernement espagnol a répondu à ces accusations et a convoqué le chargé d’affaires marocain à Madrid, Farid Aoulouhaj, selon le journal espagnol El Confidencial. Le chef de la diplomatie espagnole a aussi dénoncé la déclaration marocaine lors d'une code presse tenue le lendemain des déclarations du ministre marocain de la Santé.

José Manuel Albares a affirmé que « le communiqué public n’est pas acceptable du point de vue de l’Espagne, car il ne correspond à aucune réalité ». Il a indiqué que « l'Espagne remplit tous les critères internationaux en matière de lutte contre le Covid-19, le gouvernement y travaille sans relâche ». Le chef de la diplomatie espagnole a ajouté que « ce n’est pas acceptable et ça n’est basé sur aucune réalité objective. C’est ce que je ferai savoir au Maroc », en promettant que « les intérêts de l’Espagne seraient toujours défendus ».

Ces nouvelles déclarations entre les deux pays sont un signe de malaise profond. Le Maroc est l'Espagne ne sont sont pas encore remis d'une brouille qui a duré plusieurs mois en raison de la question du Sahara Occidentale et également de l'immigration clandestine.