La gestion de la crise sanitaire en France met le gouvernement sous pression. En effet, l'opposition n’arrête pas de soulever les incohérences des décisions gouvernementales dans un contexte préélectoral. Cette situation a poussé le président français dans ses derniers retranchements. Emmanuel Macron, qui envisage de briguer un deuxième mandat à la tête du pays, a perdu de sa sérénité. Ses déclarations sur les non-vaccinés contre le Covid-19 ont provoqué un tollé sur la scène politique française, aussi bien à gauche qu’à droite.

Ainsi, Emmanuel macron a lâché des phrases qui ont fait polémiques. Il a notamment déclaré dans une interview accordée au Parisien : « les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie ». Ces propos prononcés en plein débat sur le pass vaccinal à l’Assemblée nationale, où les députés siégeaient pour discuter du projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire du coronavirus en France, ne sont pas passés inaperçus pour la classe politique française.

Comme si cela n’était pas suffisant, Emmanuel Macron a ajouté en direction des antivax qu'ils commettent une « immense faute morale ». Le président français accuse ces antivax de « saper » la « solidité d’une nation » et les qualifient d’« irresponsables » et d’ajouter qu’un « irresponsable n’est plus un citoyen ».

Réactions de la classe politique face aux propos de Macron

La classe politique française a régi aux propos d'Emmanuel Macron. Christian Jacob, président du parti Les Républicains, considère les propos du président français comme un « un acte de faiblesse ». Il a indiqué que « l’insulte, c’est l’arme des faibles. Il retombe dans son penchant naturel qui est de se réfugier dans l’insulte et la provocation. C’est un Président faible, qui ne sait jamais choisir ». « L’objectif doit être de protéger les Français, pas d’emmerder une partie d’entre eux, de manière provocante et blessante : il le fait pour ça, il ne sait plus argumenter. Un peu de sang-froid, M. le Président ! », a-t-il martelé.

De son côté, la candidate à l’élection présidentielle Valérie Pécresse a affirmé être  « indignée » par les propos d’Emmanuel Macron.« Ce n’est pas au président de la République de trier entre les bons et les mauvais Français. Il faut les rassembler sans les insulter. Oui il faut avoir le courage de dire la vérité, mais l’insulte n’est jamais la bonne solution. Il faudra mettre fin à ce quinquennat du mépris », a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, l’extrême droite a sauté sur cette occasion pour fustiger Emmanuel Macron. « Cette vulgarité et cette violence du Président de la République prouvent qu’il ne s’est jamais considéré comme le président de tous les Français. C’est une faute politique, mais aussi une faute morale lourde dans un pays qu’il a contribué à fracturer », a déclaré Marine Le Pen, candidate du Rassemblement Nationale à la présidentielle d'avril 2022.

Dans le même sillage politique, Éric Zemmour a affirmé sur Twitter que les propos d'Emmanuel Macron sont une « déclaration cynique d’un politicien qui veut exister dans la campagne présidentielle ». « C’est la cruauté avouée, assumée, qui parade devant des Français méprisés », a-t-il ajouté.