Créée à la fin de l'année 2021, la filiale de maintenance de la compagnie nationale de transport aérien Air Algérie a de grandes ambitions sur le continent africain. C'est en tout cas ce qu'a affirmé le DG par intérim de la compagnie aérienne, Amine Debaghine Mesraoua, lors de son audition le 6 mars par la commission des transports de l'Assemblée nationale.

Ainsi, selon les propos rapportés par l'APS ce lundi 7 mars, Mesraoua a indiqué que la base de maintenance d'Air Algérie, qui s'est transformée récemment en filiale, est « l'une des plus grandes en Afrique ». Il affirme que cette nouvelle filière d'Air Algérie répond actuellement à tous les besoins nationaux de maintenance d'Air Algérie, de Tassili Airlines et d'autres compagnies privées, mais ambitionne à élargir son champ d'intervention à l'international.

Le DG par intérim de la compagnie aérienne a souligné devant la commission des transports et des télécommunications de l'APN que « la nouvelle filiale n'est utilisée actuellement qu'à 30 ou 35 % de sa capacité ». Il a précisé que cette filiale « peut rayonner sur la maintenance de tout le continent africain, si elle disposait d'un label solide dans le cadre, par exemple, d'une joint-venture avec une importante compagnie ».

Depuis la création, Air Algérie avait désigné un directeur général et un conseil d'administration à cette filiale, et entamé une procédure judiciaire en vue d'évaluer son capital avec précision, estimé initialement à plus de 500 millions de dollars.

Opposition des syndicats d'Air Algérie

Cependant, il faut souligner que depuis le début de la crise sanitaire, Air Algérie fait face à plusieurs problèmes. Parmi les plus épineux, il y a risque de voir une bonne partie de la flotte d'Air Algérie carrément clouée au sol, faute de maintenance de certains avions, dont la facture est estimée à des dizaines de millions de dollars.

Il faut aussi dire que la décision de la création de la filiale de maintenance ne fait pas l'unanimité à Air Algérie. Le plan de restructuration fait face à l'opposition des syndicats de l'entreprise et ces derniers affirment que pour cette restructuration, l'entreprise devra se débarrasser de certaines filières et que la gestion des ressources humaines devrait connaître un profond changement dans l'objectif de baisser les dépenses astronomiques de la compagnie. Par exemple, Air Algérie ne devrait plus recruter en Algérie pour ses représentations à l'étranger.