Une ressortissante algérienne en France a été poursuivie en justice pour injures racistes tenues en février dernier, contre deux habitantes du quartier du Valibout (Yvelines). L’affaire a été traitée vendredi 11 mars 2022 par le tribunal de Versailles.  

Les propos et injures racistes sont lourdement condamnés par la justice. C’est ce qui est arrivé à cette ressortissante algérienne, résidente en France, qui s’est vue infliger une peine de prison pour injures racistes contre deux femmes noires. Cette Algérienne de 47 ans devra ainsi passer 18 mois derrière les barreaux.

« La police sait déjà que je suis raciste », assure l'Algérienne

L’affaire remonte au 2 février dernier, lorsque cette Algérienne vivant dans le quartier du Valibout de Plaisir dans les Yvelines s’est rendue à son domicile aux environs de 11 heures. À son arrivée devant sa porte, elle tombe sur la gardienne de l’immeuble et la femme de ménage. Sans raison, Dalila s’en prend à ses deux voisines.

« Pourquoi Dieu a fait naître des noirs ? Sales noires. Foutez-moi le camp », crie l’Algérienne face aux deux femmes de couleur noire, rapporte le site Actu.fr. « Tu es là pour faire le ménage. Frotte ! Et puis, si tu fais des enfants, c’est pour les allocations », lance-t-elle encore à l’adresse de la femme de ménage.

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Malgré l’intervention d’un voisin, Dalila a continué à vociférer contre les deux femmes, en giflant l’une, selon la même source.  « La police sait déjà que je suis raciste. Ils vont m’emmener. Et puis après, je vais revenir », lance la quadragénaire avant de rejoindre son appartement. Et la police est finalement intervenue pour interpeler la ressortissante algérienne.

« Je suis Algérienne et vous m’avez jugée comme une Française ! » crie-t-elle au tribunal

Après enquête, la police a conclu que Dalila était coutumière à ce genre de propos envers les deux résidentes de son immeuble. « C’est incompréhensible. On a grandi dans le même quartier… Elle a changé… Quand j’ai commencé à travailler, elle m’a demandé pourquoi une noire avait été embauchée… Vous savez, j’ai 176 locataires. C’est la seule qui est comme ça avec moi », témoigne l’une des deux plaignantes citées par la même source.

Présentée vendredi 11 mars 2022 devant le tribunal de Versailles, la ressortissante algérienne est reconnue coupable d’injures racistes. Elle est condamnée à 18 mois de prison ferme avec mandat de déport. « Je suis indignée ! Je suis Algérienne et vous m’avez jugée comme une Française ! C’est pas normal », a-t-elle crié au moment où des policiers l’escortaient vers sa cellule.