La proche disparition du journal algérien Liberté a soulevé un grand élan de solidarité et de dénonciations. Des intellectuels, des journalistes et des activistes politiques ont affirmé leur soutien au journal et ont appelé les autorités algériennes et l'actionnaire principal Issad Rebrab à revenir sur cette décision et à sauver ce fleuron de la presses indépendante. Cependant, rien n'est fait et la disparition du journal a été actée le 6 avril. Cette disparition a également fait réagir à l'international. En effet, l'Union et européenne et Reporters sans frontières (RSF) ont appelé à préserver Liberté Algérie.

L'Union européenne demande à préserver Liberté

Ainsi, la porte-parole de l'Union européenne a déclaré que « la disparition annoncée de ce journal risque de limiter davantage la liberté d'expression en Algérie ». Dans son communiqué l'Union européenne affirme que « dans le cadre de son accord d’association avec l’Algérie, l'Union européenne invite l’ensemble des composantes de la société et les autorités algériennes à préserver ces espaces indispensables pour toute démocratie ».

Elle rappelle « l’importance d’une presse pluraliste pour consolider l’État de droit et les libertés fondamentales comme la liberté d’expression », tel qu'il est « convenu conjointement dans les priorités de partenariat UE-Algérie ».

Reporters sans frontières déplore la fermeture du journal Liberté Algérie

De son côté, l'ONG Reporters sans frontières a déploré dans un communiqué rendu public le 8 avril « le sacrifice soudain de ce titre (Liberté) sans raison valable ». L'ONG a exprimé son inquiétude concernant d'autres médias. Elle a rappelé que « d’autres journaux, comme El Watan, subissent également de fortes pressions politiques et sont privés de leurs recettes publicitaires venant d'opérateurs publics et privés ».

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« La disparition du quotidien Liberté intervient dans un contexte politique et économique extrêmement défavorable à la liberté de la presse en Algérie », a déclaré le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. Ce dernier s'est également interrogé sur le choix de l'actionnaire principal du journal Isaad Rebrab de fermer le journal « Est-elle le résultat des pressions interminables qui se sont exercées au plus haut niveau ces derniers mois contre sa ligne éditoriale ? »

Il faut rappeler que la décision de la fermeture définitive du journal Liberté a été actée le mercredi 6 avril lors d’une assemblée générale des actionnaires de la société éditrice du quotidien. Une décision qui a soulevé maintes réactions de la part de la société civile.