Le crash de l'avion de la compagnie China Eastern Airlines, qui a eu lieu le lundi 21 mars 2022, est-il causé par un acte volontaire du pilote ? Selon des sources étasuniennes interrogées par le Wall Street Journal, l'enregistreur des données de vol (FDR) indiquerait que quelqu’un dans le cockpit a intentionnellement provoqué l’accident.

En fait, le Wall Street Journal cite « des personnes familières avec l’évaluation préliminaire des responsables américains sur ce qui a conduit à l’accident » pour affirmer que le crash pourrait être le résultat d'un acte délibéré. « L’avion a fait ce qu’il lui a été dit de faire par quelqu’un dans le cockpit », a affirmé, le mardi 17 mai, une des sources du média américain, reprises par le site spécialisé Air Journal.

Selon la même source, l'étude préliminaire des boîtes noires du Boeing 737 de la compagnie chinoise montrerait qu'une action dans le cockpit a déclenché la descente en piqué de l'appareil. Pour rappel, l'avion de la China Eastern Airlines a chuté subitement de façon vertigineuse avec à son bord 132 personnes, dont 9 membres d'équipage.

Le crash a eu lieu le 21 mars dans les montagnes du Guangxi

Aucune des 132 personnes à bord n'a survécu au crash du vol MU5735 de la compagnie chinoise, qui avait décollé de Kunming à destination de Guangzhou. L'appareil s'était écrasé dans les montagnes du Guangxi très peu de temps après une rupture brusque de la communication et une descente quasi verticale.

Et comme la nationalité de l'avion accidenté est américaine, des enquêteurs des USA sont impliqués dans l'enquête. Selon la même source, ils se penchent sur les actions d'un ou des pilotes, ou d'une autre personne qui serait entrée dans le cockpit. Ils vont certainement avoir en mémoire le drame du 24 mars 2015 quand le copilote allemand Andreas Lubitz a fait crasher l'avion de la compagnie Germanwings dans les Alpes de Haute-Provence (sud-est de la France).

La compagnie China Eastern Airlines appelle à résister à toute spéculation

Les officiels chinois n'ont pas commenté les informations du Wall Street Journal, mais la compagnie chinoise a appelé à « résister à toute spéculation non officielle, car elle pourrait interférer avec l'enquête et avoir un impact sur son déroulement ». L'enquête doit se poursuivre pendant des mois au minimum.

Il importe de rappeler que le rapport préliminaire sur le crash en question avait déjà écarté d'autres pistes : pas d'erreur de procédure évidente, le temps était bon, l’avion ne transportait pas de matières dangereuses, la maintenance était à jour et l’équipage était correctement formé. Et selon la compagnie aérienne, les pilotes étaient « en bonne santé, conditions familiales et financières ».