Impliqué dans les évènements enregistrés samedi dernier au Stade de  France, en marge de la finale de la Ligue des champions, un jeune algérien a été condamné à la prison mardi 31 mai. Il était poursuivi et reconnu coupable pour avoir volé un téléphone portable à un supporteur anglais.

Le Stade de France a connu des débordements et des évènements fâcheux samedi dernier à l'occasion de la finale de la Ligue des champions emportée par le Real Madrid (1-0) devant Liverpool. Avant le coup d'envoi de la rencontre, qui a été retardé d'ailleurs de plus d'une demi-heure, des dépassements ont été enregistrés aux alentours du stade.

Il a fallu l'intervention des agents de l'ordre pour rétablir le calme. Les policiers ont alors procédé à l'arrestation d'une centaine d'individus. 48 d'entre eux ont été placés en garde à vue et finalement six personnes seulement ont été poursuivies. Ces six mis en cause ont été jugés, mardi 31 mai, en comparution immédiate devant le tribunal de Bobigny. L'un d'eux est un sans-papiers algérien âgé de 24 ans. Celui-ci a écopé d'une peine de six mois de prison avec sursis.

Le sans-papiers algérien n'avait pas de quoi manger

Le ressortissant algérien au casier judiciaire vierge a été arrêté après avoir tenté de voler un téléphone portable à un supporteur anglais au milieu de la confusion sur les quais du métro ligne 13 à Saint-Denis. « C'est vrai, j'ai volé, je vous jure, je n'ai pas de quoi manger », a affirmé l'accusé répondant au nom d'Oussama K. devant le tribunal. « L'affaire du Stade de France, c'est un misérable dossier de pickpocket. Il n'a pas fait trembler les Anglais, il a à peine de quoi se nourrir », a affirmé de son côté son avocat commis d'office, Me Loïc Le Quellec, cité par des sources médiatiques françaises qui ont rapporté l'information ce mercredi 1er juin.

À lire aussi :  Kamel Meziani, « éminent narco », devant la justice française

Selon le journal Le Monde, le jeune algérien a rejoint la France il y a quelques années. Sans domicile fixe et vivant dans une tente sous un pont, il se débrouille comme il peut pour envoyer un peu d'argent à sa mère et à ses quatre frères et sœurs laissés au bled.