Après plusieurs reports, le procès « Future Gate », impliquant 14 personnes dans une affaire d’escroquerie d'étudiants algériens sur les réseaux sociaux, s’est ouvert ce jeudi 9 juin 2022 au tribunal correctionnel de Dar El Beïda, à Alger. Répondant aux questions du juge, le patron de Future Gate, Oussama R., a accusé Numidia Lezoul et d’autres influenceurs poursuivis dans cette affaire de chantage. Des accusations niées par l’influenceuse Numida Lezoul et ses co-détenus.

Appelé à la barre par le juge du tribunal de Dar El Beïda, Oussama R., le patron de « Future Gate » et principal accusé de cette affaire impliquant 14 personnes parmi eux plusieurs influenceurs algériens dont Numidia Lezoul, a tenu d’emblée à nier toutes les accusations portées contre lui par les 76 étudiants victimes qui se sont constitués partie civile dans cette affaire d’escroquerie. Une affaire que la Cour d'Alger a requalifiée en abandonnant toutes les charges criminelles contre les prévenus.

Le principal accusé a affirmé devant le juge, selon le compte rendu du procès rapporté par Ennahar, que Numidia Lezoul et les autres influenceurs poursuivis dans cette affaire et se trouvant sous mandat de dépôt, à l’instar de Boudjemline Farouk alias Rifka et Aberkane Mohamed, ont exercé sur lui un « un chantage » afin de renouveler  les contrats les liants à son entreprise.

Le patron de « Future Gate » enfonce Numidia Lezoul et les autres influenceurs

Le patron de Future Gate a affirmé devant le juge que son entreprise a été également victime de plusieurs attaques de nombreuses chaines YouTube, après avoir décidé de se passer de leurs services et opter pour des influenceurs dans le cadre de la promotion de son entreprise, précise-t-il. Oussama R. a soutenu que les accusations d’escroquerie portées contre lui « relèvent d’une affaire montée de toute pièce par les influenceurs ».

Interrogé à son tour par le juge, l’influenceuse Numidia Lezoul a affirmé qu’elle n’a aucune relation avec le propriétaire de Future Gate. « Je n’ai aucune relation avec lui. J’ai signé un contrat notarié en février et j’ai commencé à faire de la publicité pour son entreprise », affirme-t-elle, selon le déroulé du procès rapporté par le site arabophone Sabq Press. Numidia Lezoul a déclaré devant le juge qu’elle n’avait reçu aucun centime de la part de Future Gate, car c’est son manager qui s’occupe de ce contrat.

Numidia Lezoul se défend et crie son innocence

En réponse aux questions du juge, Numidia Lezoul a indiqué qu’elle avait décidé de rompre son contrat de travail avec « Future Gate » en septembre. « Lorsque j’ai découvert qu’il s’agit d’escroquerie, j’ai résilié mon contrat et mon manager a restitué l’argent au propriétaire de l’entreprise », explique-t-elle.

Concernant les accusations de « chantage » portées contre elle par Oussama R., Numdia Lezoul a tenu à les démentir. « Je ne sais pas encore pourquoi je me retrouve en prison pour une affaire d’escroquerie avec une personne que je n’ai jamais connue », lance-t-elle au juge. « Comment voulez-vous que je demande de l’argent et je fasse du chantage à une personne que je n’ai jamais rencontrée », ajoute-t-elle. « En Algérie, le travail de l’influenceur n’est pas réglementé et tout le monde pense que j’ai pris des milliards au point ou le dossier est devenu "l'affaire Numidia Lezoul" », lance-t-elle encore à l’adresse du juge.