Quatre Algériens ont été arrêtés par la police départementale de Haute-Garonne, dans le sud-ouest de la France, pour leur implication présumée dans le vol de pièces automobiles. Selon le quotidien français La Dépêche, les membres de ce gang sont soupçonnés de voler des pièces dans des parkings et de les envoyer vers l'Algérie pour la revente.

Selon la même source, ce sont quatre sans-papiers algériens qui ont été placés en garde à vue vendredi dans le cadre de cette affaire. Ils devaient être mis en examen, lundi 13 juin, alors que les policiers enquêteurs ont pu récupérer de nombreuses pièces volées lors de perquisitions, notamment dans des box loués par les membres du « gang des pièces auto ».

En fait, les Algériens en question, âgés de 25 à 42 ans, sont accusés d'avoir dévalisé environ 200 véhicules dans des parkings de Toulouse et des communes voisines. Cela a commencé, il y a plus d'une année, quand les membres du gang, originaires de la wilaya de Mostaganem, avaient « découvert » le filon qui leur permettait de s'en mettre plein les poches. L'unité des atteintes aux biens de la sûreté départementale de Haute-Garonne a ouvert une enquête en septembre 2021, qui a conduit à l'interpellation des quatre Algériens, le vendredi 10 juin.

Le « gang des pièces auto » sévissait dans des parkings

Au moment où les policiers déclenchaient l'enquête, des dizaines de propriétaires de voitures se plaignaient d'être ciblés par les voleurs. Le mode opératoire du gang est toujours le même. La nuit, ils s'introduisent dans les parkings souterrains des résidences et rapidement, ils désactivent les caméras de surveillance. Puis, lampes torches en main et capuches sur les têtes, ils partent à la recherche de marques de voitures bien précises. Dès qu'ils trouvent les véhicules recherchés, ils prennent les pièces facilement démontables, comme les pare-chocs, les capots, les feux...etc.

Avant de quitter les lieux, les malfaiteurs aspergent les véhicules "désossés" à coups d'extincteurs, et ce, dans le but d'effacer leurs traces. Malheureusement pour les propriétaires des voitures, cette façon de faire coûte très cher, car la poudre blanche des extincteurs abîme les véhicules dont certains deviennent carrément des épaves. Des témoins affirment que cela peut coûter jusqu'à 30 000 euros, comme pour l'Audi de Jérémy qui a témoigné sur les colonnes de la Dépêche.

Les vols ont eu lieu à Toulouse et dans des communes voisines

Selon les éléments de l'enquête, les membres du gang se répartissaient les « missions ». Un groupe s'occupait de la rive droite de la Garonne, l'autre des communes situées à gauche du fleuve. C'est ainsi que des vols ont été signalés dans Toulouse, mais aussi dans des communes comme Léguevin, Balma ou encore Tournefeuille, précise encore le média régional du Sud-ouest français.

Les pièces automobiles volées sont ensuite envoyées en Algérie, précisément dans l'Oranie. Les investigations n'ont pas encore révélé le mode opératoire au-delà des frontières. Elles n'ont pas précisé par exemple si le « gang des pièces auto » vendait les pièces à l'unité ou travaillait pour le compte d'un garagiste installé en Algérie. En tout, environ 200 victimes se sont manifestées auprès de la police, mais ce chiffre pourrait augmenter.