Des milliers d'étudiants étrangers, dont des Algériens, ont quitté l'Ukraine à la suite de l'invasion de ce pays par des troupes armées russes. La majorité des étudiants algériens ont choisi de se réfugier en France, un pays qui leur offrirait les meilleures possibilités d’insertion et avec lequel la majorité d'entre eux ont des attaches familiales. 

Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, la majorité des étudiants algériens, à l'instar de leurs homologues des autres pays africains qui poursuivaient leurs études dans ce pays, ont décidé de fuir pour se réfugier dans d'autres pays européens. Certains ont choisi la Hongrie ou la Pologne, mais la majorité d’entre eux qui ont refusé de rentrer en Algérie ont décidé de rejoindre la France, où ils espéraient poursuivre leurs études.

La majorité des étudiants algériens ayant fui l’Ukraine ont rejoint la France

La France figure, en effet, parmi les destinations préférées des étudiants africains ayant fui l’Ukraine pour des raisons liées notamment à la maîtrise de la langue et surtout pour des liens que la majorité d’entre eux ont avec ce pays. C’est le cas de la majorité des étudiants algériens qui ont trouvé refuge en France et qui espéraient bénéficier d’un titre de séjour dans le cadre de la loi européenne sur les aides aux réfugiés.

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Malheureusement le rêve de ces étudiants algériens venus d’Ukraine s’est transformé en cauchemar dès leur arrivée en France. En effet, les autorités françaises ont décidé de ne pas accorder de titre de séjour pour une catégorie de réfugiés en provenance d'Ukraine, dont les Algériens. Les autorités françaises estiment que les étudiants algériens venus d’Ukraine doivent rentrer chez eux, car leur pays d'origine n’est pas en guerre.

D’ailleurs les premières obligations de quitter le territoire français (OQTF) sont déjà lancées contre des étudiants algériens venus d’Ukraine. C’est le cas de cette étudiante algérienne, visée par une OQTF émise par la préfecture des Yvelines. Cette Algérienne de 28 ans, originaire de Béjaïa, qui s’est rendue début mai à la préfecture dans l’espoir de bénéficier d’un titre de séjour. Elle s’est vue finalement notifiée d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF), rapporte ce mercredi 22 juin le site Infos Migrants.

Cette étudiante, qui poursuivait ses études en paramédical à la faculté d’Odessa, au sud de l’Ukraine avant de fuir en février dernier ce pays, a 30 jours pour rentrer en Algérie par ses propres moyens. Dans le cas où elle refuse de quitter la France, elle deviendra une migrante clandestine. Selon son témoignage, elle avait bénéficié à son arrivée en France d’une protection temporaire d’un mois avant que les autorités françaises ne décident de lui notifier une OQTF.

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Des étudiants algériens visés par un OQTF, car ils ne sont pas éligibles à un titre de séjour

Pourtant, cette étudiante algérienne a été acceptée à la faculté de Bordeaux et celle de Lyon pour continuer ses études. Mais les autorités françaises lui ont refusé un titre de séjour, car elle ne remplit pas les critères permettant d’obtenir la même protection que les réfugiés ukrainiens. La France applique en réalité la directive de l’Union européenne concernant le traitement réservé aux réfugiés venus d’Ukraine.

La directive en question stipule que « seuls les réfugiés qui ne peuvent pas rentrer dans leur pays dans des conditions sûres et durables doivent être pris en charge au même titre que les ressortissants ukrainiens ». Cela veut dire tout simplement que les réfugiés dont le pays d’origine n’est pas en guerre n'ont pas le droit à un titre de séjour en France. C’est le cas des Algériens venus d’Ukraine qui sont donc invités à quitter la France.