L'Australie avait fermé ses frontières aux étrangers pendant deux ans. Une décision qui n'a pas été sans conséquence sur l'économie du pays, puisqu'il est aujourd'hui en proie à une pénurie de main-d'œuvre. Pour y remédier, l'Australie décide de rouvrir à nouveau ses frontières à l'immigration, notamment à l'immigration de travail.

En décidant de fermer totalement ses frontières en mars 2020, le gouvernement australien voulait protéger sa population sur le plan sanitaire, sans prendre en compte les retombées de cette décision sur le secteur économique[1]L'Australie rouvre ses frontières après 19 mois de fermeture. Plus de deux années plus tard, l'Australie peine à faire face à une pénurie de main-d'œuvre dans plusieurs secteurs[2]L'Europe manque de main-d'oeuvre qualifiée. Une conséquence directe de la politique très stricte de zéro-covid menée par ce pays pendant 2 ans.

L'Australie veut accueillir jusqu'à 200'000 étrangers par an

Selon les chiffres officiels, plus de 480'000 postes de travail restent vacants à travers l'Australie, tous secteurs confondus, soit 2 fois plus qu'avant le début de la pandémie. Pour y remédier, l'Australie a décidé de rouvrir les portes à l'immigration de travail. Selon les médias locaux, le gouvernement australien souhaiterait relever les quotas d'immigration de 25 % dès l'année 2023 et d'accueillir jusqu'à 200'000 étrangers par an.

Le gouvernement australien, qui organisera un sommet sur l'emploi en septembre prochain, compte reconnaître plus facilement les compétences et les diplômes acquis hors d'Australie par les nouveaux migrants, alors que jusque-là, ils devaient presque reprendre leurs études à zéro une fois arrivés dans le pays. Une décision qui va permettre à des milliers de diplômés et de travailleurs d'immigrer en Australie et d'y travailler dès leur arrivée.

Mieux encore, certains employeurs australiens cherchent par tous les moyens à attirer de nouveaux travailleurs étrangers. C'est le cas de Bill Drakopoulos, PDG d'une chaîne de 15 restaurants, qui, tout en saluant la décision du gouvernement de son pays, propose une prime à l'embauche. « Nous souhaitons recruter immédiatement plus de 150 personnes, à tel point que nous sommes prêts à leur offrir une prime à l'embauche de 4'500 dollars (australiens, soit 3'500 euros) », explique-t-il.