Des agents et des cadres des Douanes algériennes exerçant au niveau du port d'Oran ont été arrêtés et placés sous mandant de dépôt pour leur implication présumée dans l'affaire de tentative d'introduction illicite de 6000 smartphones depuis l'Espagne. Quatre ressortissants algériens établis en Espagne ont connu le même sort. 

Des têtes tombent dans l'affaire de tentative d'introduction des 6000 smartphones en Algérie[1]Saisie de 6000 smartphones sur un bateau d'Algérie Ferries. Celle-ci a été enregistrée le 12 août dernier lorsque les services de la douane ont pu mettre la main sur des téléphones portables au niveau du port d'Oran. La marchandise a été soigneusement dissimulée dans deux voitures à bord du Tarik Ibn Ziyad de la compagnie maritime Algérie Ferries. Celui-ci venait d'arriver en provenance d'Alicante, en Espagne, après avoir effectué une traversée régulière. Après avoir saisi les smartphones, les services de sécurité ont débuté une enquête pour tenter de démasquer les coupables. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les enquêteurs n'ont pas mis beaucoup de temps pour élucider cette affaire.

Arrêtés dans le cadre de l'affaire d'importations de 6000 smartphones

Les services de sécurité, après quelques jours d'investigation, ont pu arrêter les individus qui seraient impliqués dans cette tentative de contrebande. Une vingtaine de personnes, dont des douaniers et des ressortissants algériens établis en Espagne ont été appréhendés. Ce groupe a été présenté, le jeudi 25 août dernier, devant la cour d'Oran. 13 douaniers – dont des cadres – exerçant au niveau du port d'Oran ont ainsi été placés sous mandat de dépôt à l'issue d'un procès qui s'est poursuivi jusqu'à des heures tardives dans la nuit de jeudi.

Selon le journal arabophone Echorouk, qui a rapporté l'information ce samedi 27 août[2]إيداع أعوان جمارك ورقابة ومغتربين الحبس المؤقت, Echorouk, 4 émigrés algériens résidants en Espagne ont également été mis en détention provisoire dans le cadre de cette affaire qui ne semble pas avoir encore révélé tous ses secrets. Un autre individu arrêté a été libéré, précise la même source. Les suspects sont poursuivis pour abus de pouvoir, faux et usage de faux et trafic de documents officiels. Ils risquent du fait de lourdes peines de prison.