Le ministre de l'Intérieur français Gerald Darmanin a donné de nouvelles instructions concernant le dossier de l'immigration clandestine. Lors d'une réunion tenue en visioconférence lundi 29 août avec les préfets, il a encore une fois invité ces derniers à être plus fermes. Il a cependant prôné la souplesse dans le traitement de certains cas.

Gerald Darmanin a encore évoqué la question de l'immigration, dont il fait décidément son cheval de bataille. Depuis quelques mois, force est de constater que le ministre de l'Intérieur français multiplie les initiatives pour lutter contre ce phénomène.

C'est surtout la présence des étrangers sans-papiers qui dérange le plus Gerald Darmanin, qui est pourtant lui-même issu de l'immigration, étant d'origine algérienne[1]Une rue baptisée au nom du grand-père algérien du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. La fin de l'année dernière, il s'est concentré sur les visas, dont il a décidé de réduire le nombre pour les pays qui ne veulent pas a reprendre leurs clandestins, dont l'Algérie et les autres pays d'Afrique du Nord.

Cet été, il a évoqué une loi sur l'immigration, qu'il devait d'ailleurs soumettre à l'Assemblée nationale. Le projet a été cependant annulé pour être remplacé par « un grand débat » sur le sujet, qui devrait se tenir en octobre. En attendant, Gerald Darmanin a donné de nouvelles instructions pour le préfet pour la gestion de ce dossier qui lui tient tant à cœur.

Les instructions de Darmanin concernant l'expulsion des étrangers en situation irrégulière en France

Il a ainsi invité ces derniers, lundi 29 août, à être intransigeants et fermes contre les étrangers en situation irrégulière coupables de faits de radicalisations. « Expulser les étrangers en situation irrégulière radicalisés ou auteurs de violences conjugales », a indiqué en effet le ministre aux préfets lors d'une réunion tenue en visioconférence.

Selon le journal Le Figaro, qui a rapporté l'information, Gerald Darmanin a cependant préconisé à ses interlocuteurs d'être souples « avec les étrangers qui, certes sont en situation irrégulière, mais qui n'ont pas été condamnés ou eu des comportements contraires à la République. Il faut qu’on éloigne en premier les étrangers qui ont un casier judiciaire », a-t-il souligné.