Des cadres de la douane algérienne et des agents de contrôle exerçant au niveau du port d'Alger ont été arrêtés pour leur implication présumée dans l'affaire d'introduction d'une importante quantité de pétards et autres produits pyrotechniques. Une marchandise qui a été saisie, lundi 12 septembre.

Les services de sécurité de la wilaya d'Alger ont saisi, dans la journée de lundi 12 septembre, une importante quantité de pétards estimée à 19 millions d'unités. La valeur de la marchandise a été évaluée à 16 milliards de centimes. 13 personnes ont été arrêtées lors de l'opération, ont rapporté plusieurs sources médiatiques.

Parmi les individus appréhendés, des cadres de la douane et des agents de contrôle du port d'Alger, a précisé le site arabophone Ennahar. Ces derniers sont accusés de complicité dans cette affaire. Cette importante quantité de produits explosifs dont l'importation est interdite en Algérie, a été introduite via le port d'Alger, a révélé l'enquête menée par les mêmes services.

Des cadres de la douane du port d'Alger accusés de complicité

Les mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt, après leur présentation devant le juge d'instruction au tribunal correctionnel de Sidi M'hamed, à Alger, a souligné la même source. Le média cite, en outre, le directeur du port de Bejaïa et un inspecteur principal de la douane algérienne soupçonnés également, selon le média, d'être impliqués dans cette affaire, sans toutefois donner de détails.

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Trois bateaux de pêche, deux voitures utilitaires, un montant de 300 millions de centimes, trois kilogrammes d'or ainsi que d'autres articles ont été récupérés lors de la même opération. Il s'agit, en fait, d'un réseau criminel qui active dans différents domaines, ajoute-t-on.

Il y a lieu de rappeler que ce n'est pas la première fois que des douaniers et des agents de contrôle exerçant au niveau des ports algériens sont arrêtés pour les mêmes raisons. Fin août, des employés de ce corps constitué travaillant au port d'Oran ont été en effet placés en détention provisoire pour leur implication présumée dans l'affaire d'importation de 6.000 smartphones depuis l'Espagne.