La division de la police judiciaire de Hussein Dey (Alger) a réussi à démanteler un réseau spécialisé dans la confection et la vente de faux visas. C'est ce qu'a révélé le chef de cette division, Mohammed Amine Mouafak, dans un communiqué rendu public ce 25 septembre 2022.  

Le même responsable a ajouté que les investigations, menées sous la supervision des autorités compétentes, ont permis d'interpeller 6 personnes, dont deux femmes. L'opération a également permis de saisir des photographies et une somme d'argent d'environ 400 millions de centimes. Le porte-parole de la division de la police judiciaire de Hussein Dey a informé, en outre, qu'après avoir accompli toutes les procédures légales, les suspects ont été présentés devant le procureur de la République avec, comme chefs d’inculpation, « formation d'association de malfaiteurs et faux et usage de faux ».

Visas : le vrai du faux

Le réseau en question, à croire les premiers éléments de l’enquête, est dirigé par une femme et un homme qui se faisaient passer pour des fonctionnaires. Ils promettent à leurs victimes des visas en contrepartie d’importantes sommes d’argent. À en croire le journal arabophone Ennahar, tout a commencé quand la police judiciaire de Hussein Dey a reçu une plainte déposée par deux jeunes originaires de Tizi-Ouzou, victimes du réseau en question. La police a alors lancé une enquête afin d'identifier les malfaiteurs.

Notons qu’avec le désir de quitter le pays à tout prix, l’escroquerie autour des visas a pris une ampleur inquiétante ces derniers temps en Algérie. Les promesses d’avoir le fameux sésame contre des sommes souvent astronomiques ne se comptent plus. Les réseaux sociaux regorgent de propositions douteuses, et bien des naïfs tombent dans le piège. Récemment, c’est un homme qui s’est retrouvé en prison pour avoir acheté un faux visa à sa femme. Un autre a subi le même sort pour en avoir acheté un à son fils.