Une famille algérienne, avec trois enfants, installée depuis deux années à Saint-Étienne-du-Rouvray, est sous le coup d’une expulsion du territoire français. Une large mobilisation est née autour de cette famille algérienne pour que la décision d’expulsion soit annulée et que sa situation soit régularisée par l’obtention d’un titre de séjour.

Arrivés en 2018 d’Algérie, Latifa et Redha Abdelmalek sont installés depuis 2020 avec leurs trois enfants âgés de 5, 10 et 14 ans à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). Depuis août dernier, cette famille est sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Pourtant, cette famille algérienne est bien intégrée depuis son arrivée à Saint-Étienne-du-Rouvray. Les parents y travaillent et les enfants sont scolarisés dans des écoles de la commune.

Alors qu’ils avaient formulé une demande pour un titre de séjour, les deux parents ont reçu une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) en août 2022. Devant cette situation, la famille a reçu le soutien d’une pétition en ligne lancée par des enseignants, des amis, et des proches. À ce jour, elle a récolté près de 500 signatures. « Nous demandons l’annulation de l’OQTF et l’obtention d’un titre de séjour pour cette famille qui a toute sa place en France », écrivent les auteurs de la pétition.

Les enseignants des trois enfants de cette famille algérienne n’ont pas tari d’éloges à leur égard. « C’est un adolescent normal, rien ne le distingue des autres élèves », confie un professeur d’histoire-géographie et d’éducation civique au collège Fernand-Léger à propos de l’enfant aîné de la famille. « J’ai été le professeur de Mohammed il y a quelques années, et je l’ai de nouveau cette année. Il est complètement intégré dans le milieu scolaire », ajoute-t-il au site Actu.fr.

Une famille algérienne « bien intégrée »

Au sujet de la famille algérienne, une professeure de français de Mohamed la décrit comme une « famille ordinaire, investie et ouverte, qui a envie de rester et de travailler en France ». La mère, Latifa, travaille auprès d’une personne âgée en tant qu’assistante de vie. Le père Redha, lui, a eu une promesse d’embauche en CDI en tant que chauffeur poids lourd.

Et c’est justement sur la base de leur insertion et pour assurer la continuité de la scolarité des enfants que l’avocat de la famille espère que Latifa et Redha Abdelmalek soient régularisés : « c’est une famille très connue à Petit-Quevilly. Ils ont des capacités d’intégration professionnelle », explique Me Joseph Mukendi, avocat de cette famille. « Pour le moment, nous attendons d’avoir une audience au tribunal administratif pour faire réexaminer leur dossier par la préfecture », ajoute-t-il.

De son côté, la préfecture de la Seine-Maritime campe sur sa position de faire expulser cette famille algérienne. Dans une déclaration à Actu.fr, elle indique qu’une « promesse d’embauche n’est pas suffisante, seule la production d’un contrat de travail à durée indéterminée, à temps complet et d’une rémunération égale ou supérieure au SMIC permettrait une nouvelle analyse de son droit au séjour ».