La guerre entre Cheb Khaled et son fils « caché » Anyss ne semble pas connaître d'épilogue. Lancés depuis plusieurs années par médias interposés, les échanges d'accusations entre le fils et le père ont pris une tournure alarmante. En effet, dans une vidéo publiée sur Instagram, celui qui se présente comme le fils de Cheb Khaled a accusé ouvertement son père de vouloir le « mettre en prison ».

Anyss Hadj Brahim, comme l'a reconnu la justice française, est le fils biologique du chanteur algérien Cheb Khaled. Toutefois, la star du raï ne veut pas reconnaître ce fils « caché » né d'une ancienne relation amoureuse. Anyss, âgé aujourd'hui de 27 ans, ne rate aucune occasion pour affirmer son affiliation non sans égratigner au passage son géniteur.

La relation tumultueuse entre Cheb Khaled et son fils « caché » Anyss, souvent étalée sur les plateaux de télévision et les réseaux sociaux, est aujourd'hui connue de tous. Mais ce conflit qui dure depuis des années a pris une autre tournure. En effet, dans une vidéo partagée le vendredi 11 novembre sur son compte Instagram, Anyss Hadj Brahim a accusé ouvertement son père, Cheb Khaled, de vouloir l'envoyer en prison.

« Je me présente devant vous dans un contexte particulier, car je sors tout juste d'une garde à vue plus un déferrement devant le tribunal correctionnel de Nanterre », lâche d'emblée le fils caché de Cheb Khaled. « J'ai été convoqué au commissariat de Colombe. C'était mercredi suite à une plainte déposée contre moi. Je m'y suis rendu immédiatement, car je ne suis pas un fugitif », ajoute le jeune Anyss dans sa vidéo.

Cheb Khaled dépose plainte contre son fils « caché » Anyss

Ce n'est qu'une fois au commissariat qu'Anyss va connaître les raisons de sa convocation. « J'aurais commis dans le territoire du Val-d'Oise, entre le 1er décembre 2021 et le 8 novembre 2022, un harcèlement contre Hadj Brahim Khaled, connu sous le nom d'artiste Cheb Khaled, par des propos ou des comportements répétés ayant pour objet une dégradation dans ses conditions de vie, se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale », explique-t-il avec un large sourire.

Le jeune Anyss est poursuivi en justice pour avoir « publié de nombreux messages insultants et dégradants visant  Khaled Hadj Brahim et sa compagne Samira en divulguant son adresse privée et en invitant quiconque à s'y rendre tout en accompagnant cette invitation de menaces en se réjouissant publiquement de la perceptive de sa mort », relate-t-il.

Après plus de 24 heures de garde à vue au commissariat, Anyss affirme que le juge des libertés et de la détention lui a signifié de ne pas se rendre au domicile de la victime – c'est-à-dire Cheb Khaled – et se présenter au commissariat périodiquement. « S'abstenir de rentrer en relation avec la victime de quelque façon que ce soit », ajoute-t-il. « Je ne suis qu'un fils qui cherche à contacter son père et je ne vois pas où est le harcèlement », se défend Anyss en montrant son passeport au nom de Hadj Brahim.

Tout en se réjouissant qu'il ne sera pas placé sous contrôle judiciaire, Anyss annonce que son procès est prévu le 20 mars 2023 à 13 h 30 devant la 20e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre. « Je serais au procès face à mon père Khaled Hadji Brahim qui, d'ailleurs je suis certain, ne sera pas à l'audience », précise-t-il.

« Après ce cirque du 20 mars, je vais l'attaquer en justice aussi et on va taper là où ça fait mal », promet Anyss. « Je m'exprimerai là-dessus dans quelques médias avec mon super avocat (sic). Je vais me battre jusqu'au bout et on va avoir gain de cause ». « Toute ma vie, on m'a vu comme un illégitime et ça continue […] Je ne cherche pas la fortune, je veux juste être reconnu à ma juste valeur et parler à ce qui me reste de famille », conclut Anyss.