C'est un véritable forcing que les sociétés israéliennes font au Maroc depuis la normalisation, en décembre 2020, des relations entre les deux pays. Comme si les Israéliennes avaient peur que les Marocains fassent marche arrière et comme si les autorités marocaines étaient pressées de dire à leurs populations que la décision de normaliser ces relations controversées était en leur faveur.

Mais dans cette course effrénée aux affaires et aux opérations de charme entre Israël et le Royaume chérifien, il y a des actions ou des idées qui relèvent de l'Organisation des Nations unies (ONU). Et qui risquent de faire grincer des dents les responsables onusiens et les différents gouvernements qui soutiennent le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

Israël souhaite explorer le gaz au Sahara occidental

En effet, des entreprises israéliennes lorgnent du côté du territoire sahraoui avec l'intention d'investir dans ce qu'elles appellent le « Sahara marocain ». Environ un mois après la signature d'un contrat entre une entreprise pétrolière et l'Office marocain des hydrocarbures et des mines (ONHYM) visant l'exploration pétrolière sur le territoire du Sahara occidental, une autre société israélienne frappe à la porte du Sahara occidental avec l'objectif d'explorer son gaz.

Il s'agit de la compagnie NewMed Energy, qui a exprimé le vœu d'investir dans l'exploration de gaz naturel au Sahara occidental. « Le Maroc deviendra une plaque tournante de l’énergie à l’avenir en raison de sa stabilité et de la diversité des sources sur lesquelles il s’appuie. […] Le Sahara marocain est un grand réservoir de gaz naturel », a affirmé à Russia Today le PDG de NewMed Energy, Yossi Aby.

Le Maroc compte sur Israël pour récupérer le Sahara occidental

Le patron de cette compagnie israélienne fait savoir, dans le même ordre d'idées, que NewMed Energy travaille à attirer des capitaux pour investir davantage dans le domaine de l'énergie au pays de Mohammed VI. « Nous pensons que le Maroc a un énorme potentiel de découverte de gaz naturel, notamment dans le Sahara marocain, et nous voulons être un acteur important au Maroc, et nous venons investir. Le Maroc est idéalement positionné pour devenir un centre énergétique mondial, compte tenu de la stabilité, la géographie et la proximité avec l’Europe », a-t-il ajouté.

Les autorités marocaines ne peuvent qu'être satisfaites de ces relations avec Israël, qui est habitué à violer le droit international ou à être agressif dans ses démarches politiques et même économiques. C'est peut-être à ce prix que le royaume de Mohammed VI a accepté de normaliser ses relations avec Israël, comptant sur son alliance avec Israël pour récupérer son « Sahara marocain », faisant fi des résolutions de l'ONU, au nez et à la barbe de la communauté internationale.