L'information peut faire grincer des dents, notamment du côté de l'Organisation des nations unies (ONU) et de l'Algérie. Une compagnie pétrolière israélienne a signé un contrat avec l'Office marocain des hydrocarbures et des mines (ONHYM) visant l'exploration pétrolière sur le territoire du Sahara occidental.

Plusieurs médias marocains ont rapporté l'information selon laquelle Ratio Petroleum, une compagnie pétrolière israélienne, a signé un accord qui lui permet de chercher du pétrole à Dakhla, sur le territoire contesté du Sahara occidental. Pour l'Office marocain des hydrocarbures et des mines, il s'agit de l'exploration de potentiels gisements offshore de pétrole et de gaz pour le bloc Dakhla Atlantic.

Les mêmes médias précisent que c'est la compagnie israélienne, elle-même, qui a annoncé la conclusion de cet accord avec les Marocains. Elle a indiqué avoir obtenu les droits d’exploration et d’étude exclusifs du bloc Atlantique de Dakhla. Il s'agit de 109 000 mètres carré sur le littoral de la ville sahraouie de Dakhla. Un territoire considéré comme non-autonome par les résolutions des Nations unies et contesté par le Front Polisario.

Selon l'accord en question, le Maroc autorise la compagnie israélienne à explorer jusqu'à des profondeurs d'eau de 3000 mètres avec l'objectif de déterminer la présence de pétrole et de gaz. L'accord prévoit également une entente sur la recherche et la production, sur la base des résultats de l'exploration menée par la compagnie israélienne.

Le Maroc cherchere-t-il à mettre l'ONU devant le fait accompli ?

Il faut dire que cet accord fait partie de nombreuses initiatives marocaines visant à mettre l'ONU devant le fait accompli, dans son conflit avec le Front Polisario sur le statut du Sahara occidental considéré comme « non-autonome » par la communauté internationale, comme une province marocaine par le Makhzen de Mohammed VI et comme un pays souverain par le Front Polisario.

L'ouverture de consulats de certains pays dans les villes sahraouies occupées fait partie de ces initiatives controversées de l'État marocain. De même que la venue de certaines compagnies étrangères, notamment européennes et, aujourd'hui, israéliennes. Des initiatives considérées par la communauté internationale comme illégales sur le plan du droit international.