Une Allemande tue une Algérienne pour simuler sa mort

Sharaban et sa sosie algérienne Khadidja (© Bild, New York Post)

C'est une affaire digne d'un scénario hitchcockien que la police allemande vient de résoudre. Après être longtemps partie sur une fausse piste, elle finit par découvrir le pot aux roses. Et le mobile du crime est, le moins que l'on puisse dire, rare dans les annales de la criminologie : tuer un sosie pour simuler sa propre mort.

Ce fait divers remonte à l'année 2022 et la victime est une ressortissante algérienne du nom de Khadidja O. La mort de la jeune fille est demeurée un mystère pendant longtemps, avant que la police ne réussisse à élucider l'affaire dans ses détails.

Pour reprendre depuis le début, le 17 aout 2022, le corps sans vie d'une jeune Algérienne a été découvert dans un véhicule stationné dans la région d'Ingolstadt, dans le sud de l'Allemagne. Il était tout lardé de coups de couteau qui ne laissaient aucun doute sur les intentions de l'assassin – ou des assassins – d'en découdre définitivement. Les premiers éléments de l'enquête avaient mené les policiers sur une fausse piste. En effet, ils avaient d'abord cru que la victime était la propriétaire du véhicule : Sharaban, une esthéticienne âgée de 23 ans, d'origine irakienne.

Le tout, jusque-là, semblait cohérent. Cependant, les enquêteurs allemands ne se sont pas limités à cette simple hypothèse qui saute trop facilement aux yeux. En effectuant une autopsie sur le corps de la victime, l'on a découvert que la victime n'est pas celle que l'on croyait. En effet, le corps est celui de Khadidja O., une blogueuse d'origine algérienne.

Une femme tue son sosie pour fuir sa propre famille

Il n'a pas fallu longtemps pour que la police mette la main sur Sharaban, ainsi que sur son complice Sheqir, d'origine kosovare. Le mobile du crime est insolite : Sharaban avait de graves différends avec sa famille, et a décidé de simuler sa propre mort. Elle et son complice (Sheqir) se sont mis à contacter les femmes lui ressemblant sur le net, et, en dernier, c'est sur l'Algérienne qu'ils « jettent leur dévolu ». Sharaban et Khadidja avaient les mêmes traits et avaient presque le même âge.

Pour faire vrai, les deux criminels dirigent la voiture de Sharaban vers le domicile des parents de celle-ci. Dedans, il y avait bien évidemment le corps sans vie de Khadidja O. Et c'est dans la même nuit que les parents de Sharaban découvrent ledit corps, croyant que c'était leur propre fille. Et le plus étrange est qu'au moment de l'identification du corps de la défunte, plusieurs proches de Sharaban ont dit avoir reconnu le corps de la jeune esthéticienne. Selon le porte-parole de la police locale, l'arme du crime n'a pas été retrouvée, mais les preuves restent difficiles à réfuter. Elles seraient même formelles. Les deux complices risquent l'emprisonnement à perpétuité.

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