Non-retour avec le Maroc, statu quo avec l'Espagne : Tebboune s'exprime sur les relations de l'Algérie

Les relations diplomatiques entre l'Algérie et le Maroc ont été rompues le 24 août 2021. L'Algérie a également fermé son espace aérien aux avions marocains. C'est dire qu'entre les deux pays, rien ne va. Avec l'Espagne également, l'Algérie a gelé un traité d'amitié et les échanges commerciaux – à l'exception du gaz – sont également gelés. L'Algérie et l'Espagne traversent une crise diplomatique inédite sans espoir d'apaisement dans un avenir proche.

C'est dans ce contexte que le chef d'État algérien, Abdelmadjid Tebboune, s'est exprimé sur les liens avec les deux pays. En effet, dans une interview accordée à la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera et qui n'est pas encore diffusée, le chef de l'État algérien a regretté la détérioration des relations avec le Maroc. Cependant, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que les relations entre l’Algérie et le Maroc ont « atteint un point de non-retour ». Il a exprimé ses « regrets » que les rapports entre les deux pays voisins aient atteint ce niveau de détérioration, mais il a également assuré que la position de l’Algérie était une « réaction » à ce que faisait le Maroc.

Abdelmadjid Tebboune a aussi rappelé que l’Espagne a « oublié qu'elle est l’ancienne puissance coloniale du Sahara occidental et que sa responsabilité est toujours engagée ». Le chef de l'État a estimé que la position du gouvernement espagnol de Pedro Sanchez est partielle et que les actions secrètes de ce dernier ne l’exonèrent pas de ses responsabilités dans le conflit au Sahara occidental.

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Le chef de l'État algérien confirme donc que les horizons sont bouchés et avec le Maroc et avec l'Espagne. Dans cette interview qui sera diffusée prochainement, Abdelmadjid Tebboune confirme que la crise diplomatique avec le Maroc et l'Espagne n'est pas conjoncturelle. Avec le Maroc, il est difficile d'imaginer un apaisement dans un avenir proche. Cependant, avec l'Espagne, un éventuel changement de gouvernement pourrait être l'élément qui changera les données, surtout que le Parti populaire est favorable au retour à la neutralité de l'Espagne dans le dossier du Sahara occidental.


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