France : Un Algérien condamné pour violences conjugales

Les histoires des Algériens en France se suivent et ne se ressemblent pas. Accusés de radicalisation, de différentes agressions ou applaudis pour actes d'héroïsme ou pour obtention de trophées et diplômes, ils sont souvent aux devants d'une scène médiatique de plus en plus hostile et épousant de plus en plus les thèses de l'extrême droite.

Cette fois, les médias de l'Hexagone ont traité le cas de cet Algérien qui a violenté son épouse, de façon irresponsable, et ce, dans la localité de Pessac, dans la banlieue sud-ouest de Bordeaux. En fait, selon le récit du quotidien régional Sud-Ouest, ivre, l'individu a giflé sa femme, Algérienne aussi, à plusieurs reprises alors qu'elle tenait son bébé de six jours dans les bras. Leur fille de 7 ans était aussi présente au moment de l'agression. Pire encore, elle l'a traînée par les cheveux et l'a étranglée.

Paradoxalement, c'est lui qui appelle la police le 30 avril à 8 heures du matin pour dire que son épouse faisait une crise d'hystérie et que, dans un "geste de défense", il l'avait giflée. Mais les éléments de la police, une fois dans l'appartement de ce couple d'Algériens, ont vite compris le manège. L'épouse présentait des traces de strangulation et de coups. Elle était en pleurs, avec son bébé dans les bras et sa fille, en pleurs aussi. Elle aura 4 jours d'incapacité de travail.

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Durant sa garde à vue, le mari a avoué avoir giflé son épouse. Il sera donc renvoyé devant la 3e chambre du tribunal correctionnel de Bordeaux. Son cas a été examiné, jeudi 26 octobre, et à l'audience, l'époux agresseur n'était pas présent. Par contre, la victime a tenu à être présente, elle qui a demandé le divorce, entre-temps. "Je craignais de venir, mais pour mes enfants, il fallait que je sois là. Pour eux, je suis une femme forte", a-t-elle expliqué.

L'Algérien montre un autre visage de lui quand il voit ou prend de la cocaïne

Pour cette épouse algérienne, son mari boit et prend de la cocaïne. Et quand c'est le cas, il montre un autre visage de lui. Mais il se contentait de violence verbale, avant son geste du 30 avril. "Parfois, il me disait des horreurs, mais avant le 30 avril, il ne m’avait pas battue depuis mon installation en France", a-t-elle témoigné.

Puisqu'elle a porté plainte, une procédure a été ouverte au parquet de Bordeaux. L'Algérienne, dont l'identité n'a pas été révélée, a déménagé et a commencé une formation. Elle a aussi saisi un juge aux affaires familiales et obtenu une ordonnance de protection. En août, elle a déposé une nouvelle plainte parce que son époux lui envoyait des SMS alors qu'il n'avait pas le droit de la contacter. Il sera condamné à 10 mois de prison, assortis d'un sursis probatoire de deux ans. Il a aussi interdiction d'entrer en contact avec sa victime et ses deux enfants.


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