Les USA épinglent l'Algérie sur la liberté religieuse : Attaf répond

Les USA ont placé l'Algérie sur la liste des pays à mettre « sous surveillance » pour non-respect des libertés religieuses. C’est ce qu’indique le dernier rapport du Département d’Etat américain sur la liberté de culte. Un rapport qui a fait réagir l’Algérie par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf.

Le 4 janvier 2024, le département d’État américain a publié, comme chaque année, la liste des pays qui ne respectent pas la promotion de la liberté de religion ou de conviction. Décrite comme un objectif essentiel de la politique étrangère américaine depuis que le Congrès a adopté et promulgué la loi sur la liberté religieuse internationale en 1998, la promotion de la liberté de religion ou de conviction s’inscrit aux États-Unis dans le cadre d’un « engagement durable », rappelle le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, dans un communiqué de presse.

Liberté religieuse : les USA placent l’Algérie sur la liste de « surveillance spéciale »

Cette année, les USA ont désigné 12 pays comme étant « particulièrement préoccupants » pour avoir « commis ou toléré des violations particulièrement graves de la liberté religieuse ». Ces pays sont, selon le département d’Etat US, « la Birmanie, la Chine, Cuba, la Corée du Nord, l’Érythrée, l’Iran, le Nicaragua, le Pakistan, la Russie, l’Arabie Saoudite, le Tadjikistan et le Turkménistan ».

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En revanche, 5 pays sont mis par les USA sur la liste de surveillance spéciale « pour avoir commis ou toléré de graves violations de la liberté religieuse », à savoir « l’Algérie, l’Azerbaïdjan, la République centrafricaine, les Comores et le Vietnam », lit-on dans le communiqué signé par le secrétaire d’État américain Antony Blinken. Ce n'est pas la première fois que l'Algérie se retrouve épinglée de la sorte par les Etats-Unis en matière d'« atteinte à la liberté religieuse et de croyance ».

Ahmed Attaf exprime ses « profonds regrets  » à Antony Blinken

L’Algérie n’a pas tardé à réagir au rapport des USA. En effet, le ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf a exprimé, samedi 6 janvier, ses « profonds regrets » concernant les informations erronées et inexactes sur l’Algérie, contenues dans le dernier communiqué du Secrétariat d’Etat américain sur la liberté de culte, indique un communiqué du ministère.

« Dans un entretien téléphonique avec son homologue américain, Antony Blinken, M. Attaf a souligné que le communiqué avait omis les efforts consentis par l’Algérie en vue de consacrer le principe de liberté de culte et de pratique religieuse, un principe garanti par la Constitution algérienne de manière claire et sans équivoque », précise la même source.

Ahmed Attaf a également, évoqué « le dialogue engagé par notre pays avec les Etats-Unis à cet égard, et l’expression, à plusieurs reprises, de sa disponibilité à recevoir l’ambassadeur itinérant américain pour la liberté de religion dans le monde, en vue de mettre la lumière sur les faits, outre l’engagement effectif de l’Algérie à préserver le principe de liberté de culte conformément à ces obligations internationales y afférentes », conclut le communiqué.

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