Nouvelle réunion de la commission algéro-française d'historiens

Benjamin Stora - Commission algéro-française d'historiens

La Commission algéro-française d’historiens sur la colonisation et la mémoire accélère la cadence dans son travail. Après la première réunion officielle tenue fin novembre 2023 à Constantine, cette commission composée de cinq historiens de chaque pays, va se réunir à nouveau jeudi 25 janvier à Paris.

Selon le média français RFI qui cite une source de l’Elysée, la réunion de la commission algéro-française d'historiens, chargée du travail de mémoire sur la colonisation française, se déroulera à Paris et plus précisément au siège des Archives nationales. Un lieu très symbolique car la question des archives sera à l’ordre du jour de la réunion. La restitution par la France d’un certain nombre de pièces devrait ainsi être abordée, tout comme la numérisation des registres de l’état civil et des cimetières français en Algérie.

Les historiens algériens de la commission mixte avec à leur tête Mohamed Lahcen Zeghidi, avaient émis le souhait que la rencontre de jeudi prochain puisse se dérouler en province, Aix-en-Provence ou Marseille par exemple, deux villes où se trouvent un grand nombre d’archives algériennes. Mais pour des raisons pratiques, la réunion aura finalement lieu aux Archives nationales à Paris, souligne RFI.

La question des archives au menu de la réunion à Paris de la commission algéro-française d'historiens

La réunion de jeudi prochain à Paris s’inscrit dans la lignée de celle tenue en novembre dernier à Constantine. Une réunion à l’issue de laquelle la commission avait pris certaines décisions notamment en ce qui concerne la question des archives. En effet, les deux parties se sont mises d’accord sur la restitution par la France à l’Algérie de 2 millions de documents numérisés qui couvrent le début de la colonisation.

La commission algéro-française d'historiens qui plaide pour un programme d'échange et de coopération universitaire en matière d’histoire, a opté aussi pour la mise en place, d’une manière « collégiale », d’un portail qui contiendrait « un maximum » de documents ayant trait à la période allant du début de la colonisation, en 1830, jusqu’à vers 1914, couvrant notamment les révoltes de l’Émir Abdelkader et El-Mokrani.

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