Un sans-papiers algérien tente de violer une magistrate près du palais de justice

Un ressortissant algérien en situation irrégulière et sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), identifié comme Karim, âgé de 23 ans, a été emprisonné pour avoir agressé sexuellement au moins deux femmes, dont une magistrate travaillant au tribunal judiciaire de Créteil, dans le Val-de-Marne.

Selon le site l’info au quotidien, le 19 avril dernier, le sans-papiers algérien a été mis en accusation pour deux tentatives de viol devant la cour criminelle de Paris. Son avocat a plaidé pour sa remise en liberté, mais sa requête a été rejetée par la chambre de l'instruction de Paris le jeudi 2 mai 2024. Les juges ont estimé que les démarches de l'avocat n'étaient pas abouties pour des raisons procédurales et que le comportement de l’accusé en détention ne plaide pas en sa faveur.

En effet, depuis son incarcération il y a un an et demi, Karim a été impliqué à plusieurs reprises dans des incidents à caractère sexuel impliquant le personnel féminin de sa prison. Lors de l'audience, ses propos ont également choqué les magistrats. Il a justifié ses actions en affirmant qu'il avait simplement cédé à ses pulsions sexuelles, considérant que les femmes qu'il rencontrait avaient aussi envie de lui.

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Son avocat a annoncé son intention de faire appel du renvoi devant la cour criminelle, contestant la qualification des faits retenus par le parquet et le juge d'instruction. Il soutient que son client pourrait être remis en liberté, arguant du fait qu'il ne représente aucune menace pour les victimes, qu'il n'a aucun antécédent judiciaire et que l'enquête est désormais terminée.

L'une des victimes est une magistrate

L'une des victimes, la jeune magistrate, a décrit avec précision son calvaire. Alors qu'elle se rendait au travail à l'université Paris-Est Créteil vers 11 heures du matin, elle a été agressée par le jeune algérien. Ce dernier l'a attaquée près du palais de justice en lui déclarant son intention de la violer. Malgré sa lutte acharnée, la magistrate a réussi à s'échapper à moitié dévêtue, alertant les passants qui lui ont porté secours.

Une enquête minutieuse, comprenant l'analyse des images de vidéosurveillance, a permis d'identifier d'autres victimes et de confirmer les assauts répétés du mis en cause, qui poursuivait ses cibles en proférant des menaces de viol. Bien que ces femmes aient réussi à s'échapper, elles n'ont jamais déposé plainte.


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