Une femme tuée en France, son ex-compagnon tente de fuir vers l'Algérie

Un drame a secoué, samedi dernier, la ville d’Antibes au sud de la France. Une femme âgée d’une trentaine d’années a été retrouvée morte dans son appartement. Son ex-compagnon, un homme de 44 ans, a été arrêté ce mardi 14 mai en Italie alors qu’il tentait de fuir vers l’Algérie.

C’est une affaire qui a secoué la population de la ville côtière d’Antibes, dans les Alpes Maritimes au sud de la France. Une femme de 33 a été retrouvée morte dans son appartement samedi 11 mai 2024. Selon le parquet de Grasse, cité par l’AFP, les secours ont été alertés par l’ex-compagnon de la victime. Il leur avait indiqué qu’elle n’allait pas bien. Mais à leur arrivée sur les lieux, à 18 h 30, l’homme n’était plus présent.

Activement recherché par la police, l’ex-compagnon de la victime a été arrêté ce mardi 14 mai en Italie, a annoncé la police italienne. Ce Français de 44 ans a été interpellé par des agents de la police ferroviaire en gare de Gênes-Brignole (nord-ouest) lors d’un contrôle d’identité. Il était visé par un mandat d’arrêt émis par la Cour d’appel du tribunal judiciaire de Grasse, a indiqué la police italienne dans un communiqué, cité par l’AFP et repris par Le Parisien.

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Il cherchait à embarquer depuis l'Italie à destination de l'Algérie

D’origine algérienne, « l’individu, qui venait d’arriver en Italie après avoir passé la frontière à Vintimille, cherchait à embarquer à Gênes à destination de l’Algérie », indique la même source. Il a été écroué en attendant sa remise aux autorités françaises. D’après les premiers examens effectués par le médecin légiste, la mort de la femme remontait à au moins huit heures avant l’alerte donnée aux secours.

La victime « présentait des traces d’ecchymoses et des traces traumatiques sur le visage et le corps », a souligné mardi le parquet de Grasse dans un communiqué, ajoutant qu’une autopsie devait être réalisée mardi. Une information judiciaire pour homicide par concubin a été ouverte, note l’AFP.

L’homme a déjà été condamné pour violences conjugales contre son ex-compagne, écopant en mars 2022 de 18 mois d’emprisonnement, dont six mois avec sursis probatoire pendant deux ans. Mais aucun incident n’avait été signalé depuis et elle ne bénéficiait pas du dispositif de téléphone grand danger, selon le parquet de Grasse, toujours cité par l’AFP. L’homme avait cependant interdiction d’entrer en contact avec elle.


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