Lourde condamnation pour un Algérien sous OQTF auteur d'un viol sur une étudiante

La cour criminelle départementale du Val-de-Marne a examiné mardi le dossier du viol d'une étudiante de 19 ans. L'accusé n'est autre qu'un jeune Algérien sous Obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui a fini par écoper d'une lourde peine de prison à l'issue du procès. Le verdict a été rendu ce mercredi 22 mai 2024, selon des comptes rendus de la presse française, notamment le quotidien Le Figaro.

Les faits remontent à la fin du mois d'août 2022. La victime, une étudiante de 19 ans, dormait encore quand elle entend du bruit dans la cuisine. Elle pensait que c'était son père qu'elle attendait pour une réparation de l'évier de cuisine. Elle se rend compte très vite qu'il s'agissait de cambrioleurs qui cherchaient des choses à prendre.

Mais si l'un des deux intrus se contente de voler quelques objets et de partir, l'autre n'en est pas resté là. Cet Algérien de 28 ans a fini par violer la jeune femme à deux reprises dans la chambre et même dans la salle de bain. « J'ai très vite compris ce qui allait se passer. Je me suis dit que c’était plus prudent d'être calme plutôt que de tenter de m'échapper », a fait savoir mardi la victime qui sentait que l'assaillant, armé d'un couteau, était capable de la tuer. C'est ce qui l'a poussée à le laisser faire.

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L'Algérien Houari M. écope d'une interdiction définitive du territoire français

Lors du même procès, une psychologue a indiqué que la jeune fille « préférait se faire violer que se faire tuer, c'est la manière dont elle a ressenti les choses », et d'évoquer « vécu de mort imminente », rappelant surtout que le cambrioleur devenu violeur portait un couteau et était très menaçant. Ce dernier sera arrêté quelques jours plus tard, l'enquête ayant été facilitée par son ADN, retrouvé sur le corps et les vêtements de la victime.

« Je regrette beaucoup. Je lui demande pardon, je demande aussi pardon aux parents de la jeune fille. J’ai honte », a déclaré l'accusé, Houari M. quand le président l'a invité à s'expliquer. « Vous la cambriolez et vous pensez qu'elle va tomber dans vos bras, c'est ça l'idée ? Elle vous dit qu'elle ne veut pas et là vous baissez votre pantalon et votre caleçon, comment vous l’expliquez ? » a demandé le président avant que l'accusé rétorque : « peut-être que j'étais en manque sexuel, j'étais sous l'emprise des médicaments et des anxiolytiques ».

Déjà sous le coup de deux OQTF, Houari M. sera condamné à 13 années de prison ferme et à une interdiction définitive du territoire français. C'est que le président de la Cour criminelle départementale du Val-de-Marne a considéré ses addictions aux drogues comme des circonstances aggravantes, et non atténuantes comme l'espérait le jeune Algérien.


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