"Rentrez chez vous" : tags racistes sur le chantier d'une mosquée à Montauban

En France, une mosquée en construction a été la cible d’un acte raciste. Des inscriptions à caractère raciste comme "Sales bougnoules" et "Rentrez chez vous" ainsi que des croix gammées ont été taguées sur la mosquée en chantier de Montauban, dans le sud de la France. Ils ont été découverts mardi 18 juin 2024.

Les ouvriers du chantier de la mosquée de Montauban, non loin de Toulouse, ont découvert mardi des tags à caractère raciste sur les murs du futur lieu de culte. Les ouvriers du chantier ont découvert à l'entrée du bâtiment en chantier des dessins de croix gammées ainsi que des messages comme "sales bougnoules" et "rentrez chez vous", a affirmé mercredi à l'AFP Mohamed Hajji, président de l'Association musulmane de Montauban.

Les images des tags ont été relayées sur le réseau social X (ancien Twitter) par la branche départementale du Parti communiste français (PCF). « Soutien total à nos concitoyens musulmans montalbanais ! L’extrême droite n’est pas encore au pouvoir que ses nervis se croient déjà tout permis », dénonce ce parti qui profite de l’occasion pour lancer un appel au vote en faveur du Nouveau Front Populaire.

Faits-divers Accusé du meurtre de son fils, il refuse son extradition en Algérie

Le chantier de la mosquée de Montauban déjà visé en 2022

Pour sa part, Brigitte Barèges, maire Les Républicains de Montauban et candidate aux législatives, a déclaré sur X qu'elle condamnait "avec la plus grande fermeté ces inscriptions intolérables". Alors que ces tags ont été effacés par les services de la mairie, un signalement a été fait à la police. « Je tiens à rassurer la communauté musulmane de mon désaccord total avec ces événements », ajoute la maire de la ville.

Selon France Bleu, ce n'est pas la première fois que le chantier de la mosquée de Montauban est pris pour cible. Il y a près de deux ans, en août 2022, deux têtes de cochon avaient été déposées à l'entrée du site. Par ailleurs, l'Association musulmane de Montauban qui gère ce futur lieu de culte n’a pas porté plainte, mais a signalé les faits à la police, a appris l’AFP auprès de la communauté musulmane locale.


Vous aimez cet article ? Partagez !