Plus de 30% des immigrés en France sont pauvres, selon une étude

Le taux de pauvreté chez les immigrés a atteint 30,6 % en France et leur niveau de vie annuel moyen est inférieur de 26 % à celui des personnes non immigrées. C’est ce qui ressort des derniers chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE).

Les personnes immigrées en France sont davantage exposées à la pauvreté : leur taux de pauvreté atteint 30,6 %, et même 35,9 % chez les immigrés originaires d'Afrique, contre 12,7 % chez les personnes non immigrées. Si les immigrés constituent 10 % de la population française, ils représentent 21 % des personnes pauvres, selon une étude de l’INSEE publiée le 17 octobre dernier.

En 2021, les immigrés en France disposaient d'un niveau de vie annuel moyen de 21'570 euros, contre 27'170 euros pour la population non immigrée, soit 26 % de moins. Les immigrés originaires d’Afrique qui représentent un peu moins de la moitié de la population immigrée, disposent du niveau de vie moyen le plus faible : 18'990 euros par an. Il est inférieur de 23 % à celui des immigrés européens et de 30 % à celui des non‑immigrés.

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Les aides sociales au secours des immigrés en France

La part des prestations sociales (hors pensions, retraites et allocations chômage) est en moyenne plus élevée chez les immigrés : Elle varie de 16 % pour les immigrés nés en Afrique à 6 % pour ceux nés en Europe. Cet écart s’explique, entre autres, par le fait que les immigrés originaires d’Afrique appartiennent plus souvent à des familles nombreuses : 22 % vivent dans des familles avec au moins trois enfants, contre 10 % des immigrés européens et 14 % des non‑immigrés, selon l’INSEE.

À l'inverse, les pensions et retraites représentent seulement 18 % du niveau de vie des immigrés, contre 24 % pour les non‑immigrés. Cette part diffère fortement selon l’origine géographique : 12 % pour les immigrés nés en Afrique, contre 29 % pour ceux nés en Europe,

Le niveau de vie moyen plus faible des immigrés s’explique en partie par des revenus d’activité en moyenne inférieurs de 22 %. Des facteurs structurels expliquent cet écart : les personnes immigrées sont en moyenne plus jeunes, moins diplômées et occupent des emplois moins qualifiés. Elles sont également plus souvent au chômage : 7,0 % en moyenne, contre 3,0 % pour les non‑immigrés.


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