Le dinar algérien continue de perdre du terrain face à l’euro sur le marché noir, où les fluctuations restent modérées, mais persistantes. Ce vendredi 14 février, la monnaie européenne a enregistré une légère hausse d’1 dinar, confirmant une tendance qui s’étire depuis plusieurs semaines.
Au square Port-Saïd, principal point de change parallèle à Alger, l’euro s’échange désormais à 252 dinars à la vente, soit 25 200 dinars pour un billet de 100 euros. En parallèle, le dollar américain suit un mouvement de hausse également, atteignant 242 dinars contre 241 en début de la semaine dernière.
Un marché noir sous surveillance
Malgré ces légères variations, l’activité des cambistes sur le marché noir reste sous tension. L'incertitude grandit autour de l’avenir de ce marché, alors que les autorités algériennes intensifient leurs efforts pour renforcer le secteur du change officiel. L’instabilité des taux incite de plus en plus d’acteurs économiques à se tourner vers des alternatives légales.
D’un autre côté, l'écart entre les taux officiels et ceux du marché noir persiste. Selon la banque d’Algérie, qui fixe les cotations officielles, l’euro est en légère progression, atteignant 140,76 dinars, contre 139,79 dinars quelques jours plus tôt. En revanche, le dollar enregistre une légère baisse, s’établissant à 134,97 dinars, après avoir été coté à 135,54 dinars.
L'impact de l’allocation touristique de 750 euros
La mise en place prochaine de la nouvelle allocation touristique de 750 euros pourrait rebattre les cartes du marché des devises en Algérie. Ce dispositif, destiné aux voyageurs à l’étranger, risque d’affecter la demande sur le marché noir, réduisant ainsi son activité.
Pour préparer cette transition, la banque d’Algérie a installé des bureaux de change officiels dans plusieurs points stratégiques du pays, notamment à l’aéroport et au port d’Alger, ainsi qu’aux postes-frontières avec la Tunisie. Cette mesure vise à offrir une alternative réglementée aux transactions informelles et à limiter l’influence du marché parallèle.
Le 10 février, une réunion du gouvernement, présidée par le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune, a confirmé l’imminence de cette réforme. Si elle est appliquée efficacement, elle pourrait modifier significativement la dynamique du dinar algérien face aux principales devises étrangères dans les mois à venir.
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