La Belgique s'apprête à durcir sa politique migratoire avec l'arrivée d'Anneleen Van Bossuyt au poste de ministre de l'Asile et de la Migration. Le gouvernement prévoit une série de mesures plus restrictives concernant l'asile, le regroupement familial et l'aide sociale.
En Belgique, l'une des priorités du nouveau gouvernement est de réduire l'afflux de migrants tout en réduisant les expulsions de personnes en situation irrégulière. Pour ce faire, la capacité des centres fermés sera doublée, et des opérations pour interpeller les personnes en séjour illégal seront mises en place.
La ministre de l'Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt a également insisté sur la nécessité d'un meilleur contrôle des frontières pour empêcher les entrées irrégulières, rapporte le site Schengen News. Cette politique s'inscrit dans une volonté de réduire la pression sur les infrastructures d'accueil, qui coûte chaque année près d'un milliard d'euros à l'État belge.
Belgique : moins de facilités pour le regroupement familial
Le gouvernement entend également resserrer les conditions du regroupement familial. En 2024, 21'000 personnes sont entrées en Belgique via cette procédure, un chiffre jugé trop élevé.
Pour limiter cette dynamique, de nouvelles exigences financières seront imposées aux demandeurs. L'objectif est de s'assurer que les personnes rejoignant un proche en Belgique puissent subvenir à leurs besoins, notamment le recours aux aides publiques.
Des conditions plus strictes pour l'aide sociale
Autre changement notable, l'accès à l'aide sociale sera soumis à de nouvelles conditions. Avant d'en bénéficier, les demandeurs devront passer un test de langue et d'intégration dans leur pays d'origine. De plus, la période d'attente avant de pouvoir prétendre à ces aides sera allongée.
Pour les réfugiés reconnus, un système d'incitation sera mis en place : leurs allocations pourront être réduites s'ils ne font pas suffisamment d'efforts pour apprendre la langue et s'intégrer. En revanche, ceux qui remplissent ces critères pourraient voir leurs aides augmenter.
Immigration Entrée express : le Canada veut attirer davantage d’Algériens francophones
Enfin, la Belgique a décidé de ne plus appliquer le règlement de Dublin, qui prévoit que les demandeurs d'asile doivent déposer leur demande dans le premier pays européen où ils arrivent. Désormais, les personnes ayant déjà obtenu une protection ailleurs en Europe ne seront plus accueillies sur le territoire belge.
Cette réforme marque un tournant dans la politique migratoire belge, avec une approche plus restrictive visant à limiter l'immigration et à renforcer le contrôle des flux migratoires.
