L’Italie vient de simplifier les règles d’immigration pour les travailleurs étrangers, en particulier les saisonniers. Une nouvelle directive ministérielle permet désormais aux migrants de continuer à travailler légalement pendant le traitement de leur demande de conversion de titre de séjour, une mesure destinée à lutter contre l’emploi irrégulier et à protéger les droits des travailleurs.
Selon le média Schengen.News, le ministère italien du Travail a publié une directive autorisant les titulaires d’un titre de séjour saisonnier à travailler pendant l’examen de leur demande de conversion en permis régulier. Auparavant, ces travailleurs se retrouvaient souvent sans statut légal pendant cette période d’attente, les exposant à l’exploitation ou à la perte de revenus.
Pour bénéficier de cette mesure, les candidats doivent présenter un récépissé attestant du dépôt de leur demande, soumettre un formulaire Unilav électronique pour un emploi régulier et, dans le cas des travailleurs domestiques, justifier d’une relation de travail enregistrée auprès de l’INPS (Institut national de prévoyance sociale).
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L’Italie face à ses pénuries de main-d’œuvre
Cette réforme s’inscrit dans un contexte de besoins croissants en main-d’œuvre, notamment dans les secteurs du bâtiment, de l’agriculture et des soins. En 2025, l’Italie prévoit d’accorder plus de 165 000 visas de travail, contre 151 000 en 2024. Parmi eux, 93 550 visas seront réservés aux saisonniers, un chiffre en hausse par rapport aux 89 050 autorisations délivrées cette année.
Le secteur des soins à la personne est particulièrement concerné, avec 10 000 visas prévus pour les travailleurs étrangers en 2025. Le gouvernement a également mis en place un plan triennal pour répondre aux pénuries dans les métiers en tension, avec des quotas ajustés chaque année en fonction des besoins économiques.
Une mesure pour limiter l’immigration irrégulière
En facilitant l’accès à un statut légal pour les travailleurs étrangers, l’Italie espère réduire le recours au travail non déclaré, qui touche particulièrement les migrants. La nouvelle directive vise ainsi à combler les failles du système, tout en offrant une meilleure protection aux travailleurs étrangers.
Cette approche contraste avec les politiques migratoires restrictives d’autres pays européens, mais reflète la réalité économique italienne : le pays a besoin de travailleurs étrangers pour soutenir des secteurs clés de son économie.
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