Les exportations pétrolières algériennes ont enregistré une légère progression au premier semestre 2025, confirmant le rôle important du secteur énergétique dans l'économie nationale. Cette augmentation s'accompagne d'une domination européenne parmi les principaux importateurs, avec quelques surprises dans le classement des pays acheteurs.
Au cours des six premiers mois de 2025, l'Algérie a exporté en moyenne 792 000 barils par jour (b/j) de pétrole brut et de produits pétroliers par voie maritime, selon les données citées ce dimanche 20 juillet par le média spécialisé Attaqa. Cela représente une augmentation de 1% par rapport à la même période en 2024, soit 6 000 b/j supplémentaires. Le pétrole brut seul compte pour plus de 515 000 b/j de ces exportations. La tendance s'est accentuée au deuxième trimestre 2025, avec une moyenne de 856 000 b/j contre 815 000 b/j un an plus tôt.
L'analyse mensuelle révèle des variations importantes : après un pic à 891 000 b/j en avril 2025 - le niveau le plus élevé du semestre - les exportations ont connu deux mois consécutifs de baisse. Juin 2025 s'est ainsi établi à 816 000 b/j, en recul de 52 000 b/j par rapport à juin 2024. À l'inverse, mai 2025 avait enregistré la plus forte progression annuelle avec +186 000 b/j par rapport à mai 2024. Ces fluctuations reflètent l'adaptation progressive de l'Algérie après la fin des réductions volontaires de production dans le cadre de l'OPEP+.
Économie Marché européen : l’Algérie veut ouvrir davantage la voie à ses produits
Le top 5 des pays importateurs du pétrole algérien
La Corée du Sud se positionne comme premier client de l'Algérie avec 120 000 b/j importés, suivie de près par l'Espagne (105 000 b/j) et la France (96 000 b/j). Les États-Unis (71 000 b/j) et le Royaume-Uni (61 000 b/j) complètent ce palmarès. Plusieurs pays européens affichent des progressions notables : +33 000 b/j pour l'Espagne, +6 000 b/j pour la France et +23 000 b/j pour le Royaume-Uni par rapport au premier semestre 2024.
Cette légère hausse des exportations intervient alors que la production algérienne atteignait en moyenne 915 000 b/j sur la période, contre 907 000 b/j en 2024. La diversification des clients, avec des pays asiatiques et américains parmi les principaux importateurs aux côtés des traditionnels partenaires européens, pourrait constituer un atout pour la stabilité future des revenus pétroliers algériens.