Les douanes algériennes ont intercepté une somme importante en devises non déclarées à l’aéroport de Sétif. Une passagère en provenance de France transportait 14 600 euros sans avoir effectué les formalités requises. Cette saisie s’inscrit dans le cadre du renforcement des contrôles aux frontières algériennes.
Selon un communiqué de la Direction générale des douanes algériennes (DGD) publié mercredi 6 août 2025, les inspecteurs de l’aéroport international "8 Mai 1945" de Sétif ont découvert la somme de 14 600 euros lors d’une fouille corporelle. La voyageuse, arrivée de Lyon en France, n’avait pas déclaré cette devise, pourtant bien supérieure au seuil autorisé. La réglementation algérienne impose en effet une déclaration obligatoire pour toute somme dépassant 5 000 euros pour les étrangers et 1 000 euros pour les nationaux.
L’opération s’est déroulée dans le cadre de la lutte contre les infractions aux règles de change et de circulation des capitaux. La DGD a rappelé dans son communiqué que cette saisie témoigne de la "mobilisation constante des services douaniers algériens contre les criminalités transfrontalières". Les autorités soulignent également leur engagement à protéger l’économie nationale et les citoyens contre les flux financiers illicites.
Faits-divers Expulsion de l’influenceur Doualemn vers l’Algérie : nouveau tournant judiciaire
Des cas récurrents malgré les avertissements
Cette affaire n’est pas isolée. Ces dernières semaines, plusieurs opérations similaires ont été menées dans les aéroports algériens. À Annaba, deux passagers ont été interceptés avec 11 000 dinars tunisiens, 3 050 euros et 905 livres turques non déclarés, selon un communiqué de la police des frontières daté du 4 août 2025. Fin juin, les douanes de la même ville avaient déjà saisi 28 000 euros sur un voyageur à destination de la Turquie. À Sétif, une autre passagère venant de Lyon avait été contrôlée avec 9 200 euros non déclarés quelques jours plus tôt.
La législation algérienne est claire : le non-respect des obligations de déclaration peut entraîner la confiscation immédiate des fonds et des poursuites judiciaires. Malgré les campagnes d’information répétées, certains voyageurs continuent de tenter de contourner la loi. Les douanes rappellent que ces contrôles visent à lutter contre le blanchiment d’argent et les transferts illégaux de capitaux, essentiels pour la stabilité économique du pays.
