France : deux Algériens condamnés pour vol de trottinette

Deux ressortissants algériens ont été condamnés par la justice française pour le vol d'une trottinette électrique survenu dans un centre commercial de Villefranche. Le tribunal a rendu son verdict, retenant les charges de vol et de détérioration d'un antivol. Les arguments de la défense, qui invoquait une méprise, n'ont pas été retenus par la juridiction.

Selon le média français Le Patriote, l'affaire s’est déroulée le 26 août 2025 devant le centre commercial Carrefour de Villefranche. Une cliente a signalé la disparition de sa trottinette électrique qu'elle avait préalablement attachée sur un emplacement dédié. Le système de vidéosurveillance de l'établissement a permis d'identifier deux individus s'emparant de l'engin.

Les deux hommes, âgés de 25 ans et de nationalité algérienne, ont été interpellés peu après rue Nationale alors qu'ils se trouvaient dans un véhicule. Une fouille de l'automobile a mené à la découverte de deux pinces coupantes dans les vide-poches. L'enquête a également établi que le conducteur du véhicule circulait sans permis de conduire.

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La défense des prévenus algériens

Lors de leurs auditions, les deux Algériens ont présenté une version concordante des événements. Ils ont affirmé avoir agi sur les instructions d'un certain Hakim, individu qui n'a pu être identifié durant l'enquête. Selon leur témoignage, ce dernier leur aurait demandé depuis la zone du magasin Action voisin de récupérer la trottinette qui lui appartenait. Ils ont maintenu que l'antivol présent sur l'engin n'était pas attaché et n'avait donc pas été sectionné.

L'un des deux prévenus algériens, précédemment condamné en 2022 pour des faits similaires, a déclaré : "Aujourd'hui, j'estime que c'est un vol mais à l'époque, pour moi, ce n'en était pas un". Son coaccusé, pourtant doté d'un profil plus discret avec un emploi et une famille, a admis avoir jeté l'antivol, un geste qui a paru incompatible avec sa version des faits.

La décision de justice

Le ministère public, représenté par la procureure Laetitia Francart, a estimé que la ligne de défense était irrecevable. Pour le premier prévenu, qui était en état de récidive légale, elle a requis trois mois d'emprisonnement ferme, la révocation d'un sursis de trois mois antérieur, un mandat de dépôt immédiat et une interdiction du territoire français pour deux ans.

Pour le second prévenu, le parquet a requis une peine de 100 jours-amende à 7 euros, représentant une amende totale de 700 euros. La défense du premier prévenu a plaidé pour que les charges de destruction ne soient pas retenues et a sollicité un sursis probatoire. Le tribunal a suivi intégralement les réquisitions du parquet dans les dossiers des deux Algériens.

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