Un nouveau système de contrôle aux frontières entrera en vigueur dans l'espace Schengen à compter du 12 octobre 2025. Cette évolution concerne directement les ressortissants algériens se rendant dans les pays européens pour de courts séjours. Le dispositif remplacera progressivement l'apposition manuelle des cachets sur les passeports.
Le système EES (Entry-Exit System) sera opérationnel à partir du 12 octobre 2025 selon un communiqué publié le mercredi 1er octobre sur le site du gouvernement français. Son déploiement progressif s'étendra jusqu'au 10 avril 2026, date à laquelle il sera pleinement fonctionnel. Ce système informatique automatisé est actuellement installé dans les aéroports, ports maritimes et gares ferroviaires concernés.
Le EES a été créé par les règlements européens 2017/2225 et 2017/2226. Il vise à collecter et enregistrer électroniquement les données des voyageurs provenant de pays tiers non membres de l'Union européenne, dont l'Algérie. Ce nouveau dispositif remplace l'apposition manuelle des cachets sur les passeports et permet un contrôle électronique des entrées, sorties et durées de séjour.
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Champ d'application du système EES et pays concernés
Le système EES s'applique aux 29 pays de l'espace Schengen, incluant les États membres de l'Union européenne à l'exception de Chypre et de l'Irlande. La liste complète comprend l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède, ainsi que quatre pays non membres de l'UE : l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.
Tous les ressortissants algériens effectuant un court séjour dans l'espace Schengen, d'une durée maximale de 90 jours sur toute période de 180 jours, sont concernés par cette nouvelle procédure. Cette obligation s'applique indépendamment de l'exigence de visa court séjour Schengen. Les titulaires d'un visa de long séjour, d'un visa outre-mer ou d'un titre de séjour sont exemptés de cet enregistrement.
Données collectées et modalités d'enregistrement
Le système EES enregistre plusieurs catégories de données personnelles des voyageurs. Ces informations comprennent les noms et prénoms, le numéro de passeport, la date et le lieu de naissance, la nationalité, le genre, la date et l'heure d'entrée et de sortie, ainsi que le lieu de franchissement de la frontière. Les données biométriques recueillies incluent l'image faciale et les empreintes digitales, excepté pour les mineurs de moins de 12 ans.
À partir du 12 octobre 2025, le Système d'Entrée/Sortie (EES) remplacera le tamponnage des passeports dans l'espace Schengen, automatisant l'enregistrement des visiteurs ressortissants de pays hors UE https://t.co/0hBOQnA2KW pic.twitter.com/rdc0NXa4jj
— Hannibal Carthage (@Bassemvaudais) September 14, 2025
Le site du gouvernement français précise que ces données sont conservées dans le respect du règlement général sur la protection des données (RGPD). Le traitement est géré par le Ministère de l'Intérieur français, plus précisément par la direction générale des étrangers en France. En cas de refus de fournir les données biométriques, l'entrée sur le territoire Schengen sera refusée.
Dispositifs de pré-enregistrement et procédures
L'enregistrement dans le système EES s'effectue principalement par un garde-frontière au moment du franchissement de la frontière. Des dispositifs facultatifs de pré-enregistrement sont disponibles sous deux formes : des kiosques en libre-service et des tablettes mobiles manipulées par des agents. Ces équipements permettent un franchissement plus rapide des frontières et leur utilisation est gratuite.
Pour utiliser ces dispositifs, les voyageurs doivent détenir un passeport biométrique en cours de validité. Les mineurs accompagnés de moins de 12 ans peuvent utiliser les kiosques, qui ne capturent pas leurs données biométriques, ou les tablettes, qui capturent uniquement leur biométrie faciale. Les mineurs non accompagnés ne peuvent pas utiliser ces dispositifs et doivent passer par un contrôle frontalier classique avec un garde-frontière.
