Un Algérien de 29 ans a été condamné à un an de prison ferme après avoir été reconnu coupable d'avoir transporté des migrants illégaux entre le Portugal et la France. Mohamed, arrêté à Urrugne le 19 novembre 2025, a transporté des personnes sans titre de séjour moyennant des sommes importantes. Ce trafic, qui a duré plusieurs mois, lui a permis de réaliser des bénéfices considérables.
Le 19 novembre 2025, Mohamed, un Algérien de 29 ans, a été interpellé par les policiers de l'Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM) à Urrugne, près de la frontière franco-espagnole. Il conduisait une Citroën C4 sur le pont de Béhobie, un point de passage clé entre les deux pays. Ce jour-là, il transportait deux Algériens et deux Tunisiens en situation irrégulière, en route pour Paris, sans aucun titre de séjour.
Lors de son arrestation, à 2 h 10 du matin, le ressortissant algérien a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Il a expliqué qu'il effectuait ces trajets illégaux pour aider les migrants, qu’il considérait comme étant dans une situation désespérée. Cependant, les enquêteurs ont rapidement découvert que ses activités ne se limitaient pas à de simples aides humanitaires, mais qu’il s’agissait d’un trafic organisé de personnes.
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Des bénéfices estimés à 50 000 euros en seulement six mois
Les enquêteurs ont pu retracer les activités de Mohamed à partir de son téléphone portable, ce qui a permis de dénombrer pas moins de 21 trajets entre le Portugal et la France depuis mai 2025. Selon les autorités, chaque passage lui rapportait entre 250 et 300 euros par personne, ce qui a généré des bénéfices estimés à 50 000 euros en seulement six mois.
Le 24 novembre 2025, le tribunal judiciaire de Bayonne a jugé l’Algérien en comparution immédiate. Lors de son jugement, Mohamed a expliqué que son but était d'aider les migrants, car il considérait que la France offrait de meilleures opportunités pour ceux qui, selon lui, n'avaient "rien au Portugal". Malgré cette justification, l'accusation a souligné que les bénéfices réalisés par Mohamed étaient loin de correspondre à un simple acte de bienveillance.
Un jugement et une défense mitigée
Lors du procès, la défense a tenté de minimiser l'ampleur des faits en affirmant que Mohamed ne faisait pas partie d’un réseau organisé. L’avocate du prévenu, a insisté sur le fait qu’aucune preuve ne permettait d’établir que les autres personnes transportées avant son arrestation étaient des migrants illégaux. Elle a également plaidé la "bonne foi" de son client, qui n’aurait pas agi dans une intention criminelle.
Malgré ces arguments, le tribunal a jugé que la gravité des faits justifiait une peine de prison ferme. Le prévenu a été condamné à un an de prison, ainsi qu’à une interdiction du territoire français (ITF) pour une durée de cinq ans.
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